PI. 2, b 10. - 3, PI, 14, 1. 2. - 4. PL
dates; c’est ainsi que celle du 20 de Tobi est répétée pour le 21 et même pour le 24.
Voici maintenant d’autres singularités graphiques, qui ne sont ni des erreurs ni des caprices.
12° On trouve fréquemment le signe de Y homme et celui du dieu employés à la fin des mots sans raison apparente. Par exemple, à propos de l’homme qui, en un jour d’interdiction, s’est approché des femmes, il est dit que Yinfection le dévore. Dans cette phrase, le verbe - - é\h, qui exprime
l’idée manger, dévorer, est suivi du déterminatif dieu On serait tenté de croire à une méprise si la même formule n’était pas répétée deux fois et sur deux pages différentes1. L’explication la plus plausible, c’est que le groupe ainsi déterminé exprime mieux qu’il s’agit d’un effet dû à l’influence divine; mais il ne faudrait pas trop compter sur l’exactitude de cette explication; elle ne serait pas applicable du moins à la phrase :
J] JJ I AAAA/V
se réjouit le cœur clés dieux,
dans laquelle le mot cœur est déterminé par l’hiéroglyphe de la femme; ni dans cette autre : <=> j ^3,
pour faire profiter les membres divins, où le dernier groupe est suivi du signe de l’homme.
Évidemment, ces deux signes de l’homme et de la femme n’ajoutent rien au sens; ils peuvent être supprimés sans altérer en rien la signification du texte, sur laquelle il n’y a pas à se tromper. Dans certains cas cependant on peut constater sûrement que ces sortes de déterminatifs, surabondants et facultatifs, ont été employés pour donner une qualification aux expressions auxquelles ils sont attachés; c’est ce qu’on remarque dans plusieurs passages du calen-
1. PI. 14, 1. 9, et 15, 1. 1. - 2. PI. 4, 1. 8. — 3. PI. 7, 1. 4.
de l’année égyptienne
drier Sallier, et notamment dans les formules suivantes :
l’emploi du signe dieu après les mots coucher, ceux qui sont, et à la suite, après, est un fait digne d’attention.
lS° L’usage, en apparence abusif, d’appliquer les signes du pluriel à des mots qui sont au singulier est d’occurrence fréquente dans les textes. C'est une bizarrerie qu’on s’explique dans certains cas, notamment lorsqu’un mot a une valeur collective, lorsqu’il désigne une classe d’êtres, une profession, etc. C’est ainsi que l’on trouve affectés du signe du pluriel les mots le cultivateur, le pêcheur, le cordonnier, le blanchisseur, etc. Toutefois, il était également loisible de les employer sans cette marque de pluralité. Mais le mot ^ ^ j , qui signifie l'homme et les hommes, et se dit aussi de l’espèce humaine tout entière, est très rarement mis au singulier, même lorsqu’il est précédé du mot un. Je veux faire de toi un homme, méchant garçon, dit un scribe à l’un de ses disciples, et dans cette phrase le mot homme est au pluriel.
Au Papyrus judiciaire cle Turin' , un titre de section est conçu en ces termes : Homme ayant été un avec eux ; on s'était querellé avec lui en termes abominables , etc. Comme toujours, le mot homme est au pluriel, mais le pronom singulier un annonce bien que le texte ne parle que d’un seul individu, et en effet cet unique individu est nommé après :
Le grand scélérat Hora, qui était porte-enseigne des ouvriers.
Mais les quasi-collectifs ne sont pas seuls dans le même cas; on voit de même, affectés de la marque du pluriel, des mots tels que : amour, peur, terreur, paix, vent, serviteur, etc., bien qu’ils soient employés avec l’article singu-