‹ Bibliothèque égyptologique (volume 5)Chapitre 63 sur 237 · Édition Devéria, pl. IV, I · texte numérisé non relu

Édition Devéria, pl. IV, I

lier et représentés clans les mêmes phrases par des pronoms singuliers. Il semblerait que la notation plurielle caractérisât l iclée abstraite, le nom.

Toutefois, si telle était réellement l’intention des scribes, ils ne se sont guère renfermés dans les limites de leur règle; car, non moins que les substantifs, les verbes apparaissent fréquemment marqués du signe pluriel, lors même qu’ils sont au singulier et que le texte n’emporte aucune idée de collectivité, ni de pluralité, ni de généralité. On trouve, par exemple, dans le calendrier Sal lier :

Nu tue ]ias

du bix'uj s.

Ici, la deuxième personne du singulier de l’impératif porte une marque plurielle que rien ne paraît expliquer. On ne l’explique pas mieux pour la troisième personne du singulier dans :

Nacirjtœ la Majesté du dieu.

Ces singularités sont d’occurrence trop fréquente pour qu’il soit possible cle les attribuer toutes à des erreurs. Il est plus probable que l’orthographe égyptienne les admettait, comme il est bien avéré qu’elle admettait la supression de la marque plurielle clans des mots bien réellement au pluriel, comme elle admettait aussi l’association cl’un substantif marqué du signe pluriel avec un adjectif privé de ce signe, et réciproquement d’un adjectif avec la note du pluriel suivi d’un substantif écrit au singulier.

On pourrait multiplier à l’infini ces observations1 2 3. Ce que

Page 1