‹ Bibliothèque égyptologiqueChapitre 103 sur 159 · Pour préparer leurs statues à recevoir le sacrifice · texte numérisé non relu

Pour préparer leurs statues à recevoir le sacrifice

3. Le temple de Râ à Héliopolis, qui passait pour être le Grand

Château J où Rà avait habité durant, son séjour sur terre

Ld n ci

comme roi d’Égypte.

4. La plupart des demi-serpents en cornaline ou en jaspe rouge qu’on voit dans les musées (Maspero, Guide du visiteur au Musée de Boulaq, p. 279, n° 4195, p. 283-284, n° 4241) sont des oïrhikaou de petite taille.

LE RITUEL DU SACRIFICE FUNÉRAIRE

tous les dieux, tu les as enchantés, tu les as fait vivre, tu es devenu le plus fort et tu as pratiqué les passes de vie avec eux, derrière la statue de cetOsiris N., pour qu’il prospère et ne meure pas; tu t’es mêlé aux doubles de tous les dieux et comme tu te lèves en roi de la Haute-Égypte, comme tu te lèves en roi de la Basse-Égypte, souverain parmi tous les dieux et leurs doubles, alors donc, S hou, fils d’Atoumou, c’est lui l’Osiris N., s’il vit tu vis; il t’a armé Shou, il t’a acclamé Shou, il t’a exalté Shou, il t’a fait souverain Shou, et tu as pratiqué les passes de vie derrière la statue de l’OsirisN., si bien que ta vertu de vie est derrière lui pour qu’il vive et ne meure jamais. O statue de l’Osiris N., Horus t’a séparé la bouche, il t’a ouvert les deux yeux avec l’herminette divine de Y oïrhikaou dont on se sert pour séparer la bouche de tous les dieux du Midi. » Ici encore le magasinier poussait par quatre fois son appel accoutumé : « O père, père 1 ! »

Le discours de Y officiant n’est pas aussi mystérieux qu’il en a l’air, pour qui connaît certaines idées égyptiennes. Les dieux avaient à leur disposition des forces de diverse nature, les unes innées en eux ou du moins en certains d’entre eux, comme la force de vie ( 1 sa-ni-ankliou), les autres

A A/>/WV\ 1 Oïl

extérieures, comme les sortilèges ( 0 LJ hikaou ) de la magie. Grâce aux sortilèges, aux incantations magiques, ils se dominaient l’un l’autre de la même manière que les hommes les dominaient eux-mêmes : le dieu qui adjurait ses confrères avec les formules voulues, ou qui dirigeait contre eux l’influence des talismans nécessaires, les obligeait à travailler pour lui. U oïrhikaou ^ était une véritable baguette

magique, celle-là peut-être que la tradition mettait dans la main des savants de pharaon et qui s’animait à leur voix '2.

1. Schiaparelli, il Libro dei Fttnorali , pi. lvii a-b, lviii a-c, lix a, p. 98-121 ; Dümichen, dcr Grcibpalast , pl. i, 1. 17, plan, 1. 49, p. 4-6.

Page 1