‹ Bibliothèque égyptologiqueChapitre 108 sur 159 · Voir ces prières, plus haut, p. 302, sqq · texte numérisé non relu

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2. Schiaparelli, il Libro dei Funcrali, pl. lxiii a-c, et p. 150-166; Dümiehen, dcv Grabpalast , n, pl. vii, 1. 18 ; pl. vm, 1. 49, p. 1112.

eues pendant la vie, l’empêcliaient de se dessécher ou de se crevasser aux ardeurs du soleil, entretenaient en lui une jeunesse éternelle. Chacune d’elles était préparée selon une recette des plus compliquées, dont les temples d’époque ptolémaïque nous ont conservé des copies 1 2 : ici encore, les Égyptiens ont été si scrupuleux à énumérer les ingrédients, à énoncer les quantités, à décrire les phases de l'opération, qu’un Égyptologue de grand mérite, Victor Loret, a pu fabriquer deux de ces parfums en collaboration avec MM. Rimmel et Domèreb La présentation commence par une formule générale. Le domestique, toujours revêtu de sa peau de panthère, prend de la main gauche un pot plein d’huile, y plonge l’index de la main droite, et barbouille la bouche et les yeux de la statue. \d officiant récite en même temps la formule : « O défunt N., je t’ai rempli la face d’huile, et j’en ai enduit tes yeux, puis j’ai fardé ton œil de fard vert et de poudre d’antimoine. De même qu’IIorus n’a éprouvé aucune angoisse, quand son œil est revenu à son corps, le défunt N. n’éprouve aucune angoisse quand ses yeux reviennent à son corps, mais l’œil d’Horus t’orne en son nom de verte, et il te parfume en son nom de parfum. » Ce couplet et ceux qui suivent sont construits sur un modèle uniforme. C’est d’abord une allusion à l’opération que subit la statue, puis une comparaison avec l’œil d’Horus et avec les mythes qui s’y rattachent, enfin une description de l’effet produit, où les bienfaits réels ou supposés de l’objet sont énoncés par des jeux de mots ou des allitérations malaisées à traduire et souvent assez niaises pour nous : ici, par exemple, si l’huile parfume (snozmou-sti) le mort, c’est parce qu’elle porte le nom de parfum ( nozmou-sti ). Après cette entrée en matière, les parfums défilent devant la statue, l’huile d’abord,

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