‹ Bibliothèque égyptologiqueChapitre 146 sur 159 · I.E LIVRE DES MORTS · texte numérisé non relu

I.E LIVRE DES MORTS

entretenus sur la tombe ou dans la tombe au moment de l'enterrement, pour que lame puisse s’éclairer et se chauffer dans la nuit de l’autre monde. Les Égyptiens célébraient chaque année, à propos d’Osiris, cette fête solennelle dont parle Hérodote, et pendant laquelle chacun allumait le soir devant sa maison une lampe consacrée h C’est à cette « production de la flamme » que font allusion les deux chapitres cxxxvu A et cxxxvn B La flamme, qui « règle la nuit après le jour, vient au mort»; Sit, l’ennemi d’Osiris, l’avait cachée par ses sortilèges, mais les défenseurs du dieu la lui ont rendue. Le chapitre suivant introduisait le défunt, identifié avec Osiris, dans sa cité d’Abydos, où les dieux, ses gardiens, l’accueillaient avec des cris de joie1 2 3. Venait ensuite la formule grâce à laquelle il avait sa part des offrandes qu’on présentait à Osiris pendant les fêtes des morts h Et là ne s’arrêtaient pas les elfets de la justice du dieu. L’âme, reconnue bonne, avait accès non pas seulement dans la ville sacrée d’Abydos, mais dans tous les domaines infernaux, dans les portes, dans les « pylônes du palais d’Osiris aux jardins d’Ialou »; il s’y approvisionnait et s’y débarrassait de ce qu’il avait de mauvais en lui; il en parcourait les îles aux contours bizarres3 5. La disposition de sa chambre funéraire, réglée sur celle du tombeau d’Osiris, lui assurait, par son orientation, la protection des quatre enfants d’Horus, les dieux des quatre maisons du monde : une représentation abrégée de cette disposition lui conférait tous les bénéfices de l’original et formait le chapitre eu 6.

Page 1