Hérodote, II, lxii
2. Les deux rédactions dans Naville, t. i, pl. cl-cli, et Einlcitung, p. 169.
3. Le cil. cxxxvm dans Naville, t. i, pi. clii, et Einlcitung , p. 169.
4. Les ch. cxli, cxlii dans Naville, t. i, pl. cliii, et Einlcitung , p. 170-171.
5. Ces chapitres, qui portent les n0Scxuv-cL dans Naville, t. i, pl. clivclxxii, et Einlcitung , p. 171-179.
6. Le ch. eu dans Naville, t. i, pl. clxxii, et Einlcitung , p. 180-182,
LE LIVRE DES MORTS
A partir de cet endroit, le livre reprend une à une toutes les précautions qui ont été prises jusqu’à présent pour garder l’intégrité du corps et par suite celle de l’àme, mais en les adaptant au caractère du mythe osirien, tel qu’il s’est développé plus spécialement à Abydos ou à Héliopolis, sous l’influence de Mendès et d’ Abydos. Le mort se construit de nouveau sa maison sur terre 1 2 3 . Il évite les filets dans lesquels les pêcheurs divins prennent les ennemis d’Osiris, les complices de Sit transformés en poissons ’. Il ne lui suffit pas d’avoir échappé aux dangers de destruction violente, il doit encore éviter la décomposition lente dans son tombeau. Une formule générale lui accorde cette faveur’, puis une série d’amulettes en confirme l’effet dans le détail. Le tat, la boucle de ceinture, le chacal, le vautour, la colonnette, le chevet, placés sur la momie, étaient comme les pièces d’une armure magique destinées chacune à défendre une partie du corps : douze chapitres (cliv-clxvi) en exposaient l’utilité et en consacraient l’emploi4. Je ne croispas nécessaire depousser plus loin cette analyse 5: qu’on examine les derniers chapitres, et l’on verra qu’ils se laissent ramener plus ou moins complètement à la forme abydénienne du mythe osirien et du
1. Ch. clii dans Naville, t. i, pl. clxxvi, et Einleitung, p. 182.
2. Le ch. cliii dans Naville, t. i, pl. clxxvi-clxxviii, et Einleitung , p. 182, en deux versions différentes.
3. Ch. cliv dans Naville, t. i, pl. clxxix, et Einleitung, p. 183. On récrivait de préférence, à l’époque thébaine, sur une bandelette de momie; c’était un véritable amulette préservateur.
4. Les ch. clv , clxvii en partie seulement, dans Naville, t. i, pl. clxxxvi, et Einleitung , p. 183-185.
5. Je me bornerai à remarquer ici que la vignette du ch. clxviii A (Naville, t. i, pl. clxxxvii, et Einleitung , p. 185-187) se trouve en partie sur une stèle d’Abydos de la XII' dynastie, qui a été reproduite par Gayet, Musée du Loutre , stèles de la XIIe dynastie , pl. liv, où l’inscription, malheureusement mutilée, renferme de nombreuses allusions aux rites osiriens. J’ai cru depuis retrouver la trace des cérémonies qui y sont représentées dans le tombeau de Montouhikhopshouf, à Thèbes ( Mémoires de la Mission française , t. v, p. 463-464).