‹ Bibliothèque égyptologiqueChapitre 152 sur 159 · SUR UN LIVRE DE M. OBERZINER · texte numérisé non relu

SUR UN LIVRE DE M. OBERZINER

connaissance de la bibliographie égyptienne est des plus limitées. Il a puisé à quatre sources principales : Brugsch, Religion und Mythologie der alten Ægypter ; Wilkinson, Manners and Customs (édit. Bircli) ; Pierret, Panthéon égyptien; Lepage-Renouf, Lectures on the Origin and Growth of Religion, as illustrated by theReligion ofAncient Egypt. Vers la fin de l’ouvrage il s’est servi encore des Litanies solaires de Naville. Les travaux de Lefébure, de Grébaut, de Dümichen, de Chabas, de Lanzone, de Lepsius, de Dévéria, n’apparaissent qu’incidemment ; cela est d’autant plus à regretter que, beaucoup des idées qui ont cours sur la mythologie solaire de l’ancienne Égypte, et qui sont exposées dans les ouvrages de Brugscli, de Pierret et de Lepage-Renouf, dérivent de Y Hymne à Ammon-Rà ou des Yeux d’Horus de Grébaut, et du Mémoire de Lefébure sur le chapitre xv du Rituel funéraire. Lepsius, qui a si bien élucidé une partie des problèmes relatifs aux dieux des quatre éléments, est presque entièrement absent du livre. E. deRougé, dont les Études sur le Rituel funéraire , et, en particulier sur le chapitre xvn, ont servi de point de départ à tous les travaux entrepris sur l’origine du monothéisme solaire, est cité surtout pour sa reconstitution de l’histoire des six premières dynasties de Manéthon. Enfin M. Oberziner, dont l’ouvrage a paru en 1886, parait ignorer complètement l’existence des deux mille lignes de textes religieux de l’Ancien-Empire, trouvées dans les Pyramides royales de Saqqarah, et publiées de 1881 à 1884 dans le Recueil. Il y aurait pourtant relevé bien des renseignements importants et des détails nouveaux sur les religions du Soleil dans la plus ancienne Égypte.

Il suffit d’indiquer les auteurs que M. Oberziner a consultés de préférence pour comprendre la tendance générale de l’ouvrage. La manie solaire, qui a fait tant de ravages dans les religions des autres peuples anciens, s’est donné libre carrière dans la religion égyptienne, et les aurores, les crépuscules, s’y sont développés récemment de façon alarmante.

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