Lit. : «sa salle de vie et puissance
HISTOIRE DES AMES DANS l’ ÉGYPTE ANCIENNE
de la procession que ce dieu a faite dans la salle d’or du Temple ; des cris de joie et des acclamations courent à travers l’Égypte entière et l’allégresse monte jusqu’au ciel. On appela le prêtre d’Amon, Nofirhotpou, pour recevoir les marques de la faveur du roi en milliers de toutes sortes de choses., d’or, d’argent, d’étoffes, d’essences parfumées, de pain, de cruches, de bière, de viande, de gâteaux, « selon l’ordre de mon « maître Amon, de rendre publiques les marques de ma « faveur ' ». La réponse du personnage, ainsi comblé, offre un bon échantillon de ce qu’était le style de cour dans l’ancienne Égypte. « C’est le prêtre d’Amon, Nofirhotpou, qui dit : « Le [vrai] multiplicateur des biens, le [vrai] compteur des dons, c’est le Dieu roi des dieux 1 2, qui connaît qui le connaît, qui favorise qui l’a servi, qui protège qui l’a suivi, dont Rà est le corps et dont le disque solaire est l’être à jamais 3 ! » La grande salle d’audience, peinte et dorée ; au fond l’estrade royale, entourée de la garde du palais, sur les côtés la foule bariolée des seigneurs et des ofhciers ; au milieu et devant l’estrade, le prêtre, qu’on revêt du grand collier d’or au bruit des acclamations : c’est toute une scène, tout un décor de pièce historique que ces quelques lignes d’hiéroglyphes font passer sous nos yeux.
Çà et là des descriptions, des portraits intimes, comme celui que trace de sa femme un petit roi thébain4. «C’est une palme, une palme auprès de tous les hommes, un amour auprès des femmes que la princesse, une palme d’amour gracieuse entre les femmes, une jouvencelle dont jamais on