‹ Bibliothèque égyptologiqueChapitre 33 sur 159 · Cf. p. 48 sqq. du présent volume · texte numérisé non relu

Cf. p. 48 sqq. du présent volume

DE QUELQUES DOCUMENTS

pourvoir aux nécessités du double qu’il servait, de la même manière que le majordome d'un vivant pourvoit aux nécessités du vivant qu’il sert. Afin que cette façon de culte durât aussi longtemps que possible, la plupart des grands propriétaires de l’Égypte passaient, pendant leur séjour sur terre, des contrats avec les prêtres de leur ville. Us abandonnaient une partie de leur propriété au dieu, afin que la congrégation du temple donnât à leur statue du pain et de la bière, de la viande et du vin, des habits, des parfums, et mille objets de luxe ou de nécessité. Une partie d’un de ces contrats, datant du temps de la ive dynastie, a été copiée et publiée par MM. de Rougé Elle est trop mutilée pour que j’essaie de l’interpréter, mais la grande inscription de Siout est en assez bon état pour comporter la traduction. Les copies publiées par Mariette1 2 3 4 5, par E. et J. de Rougé3, et surtout par Griffith *, m’ont mis à même d’en rétablir complètement le texte dans ses parties essentielles \

L’acte est divisé en clauses, rédigées à peu près dans les mêmes termes, et contenant la même formule. Elles commencent par ° f\ 8 . B . « Scelle-

C w.~ 3 /WSAAA — - fl /\ — û

ment » ou mieux « contrat scellé par le prince N. . . avec N. . . et

1. E. et J. de Rougé, Inscriptions recueillies en Égypte , pl. 1.

Page 1