U iÿ qonbitiou , litt. les gens de l’angle. L’idée com
prise sous ce mot me parait se rattacher aux conceptions d’après lesquelles le monde était une sorte de boîte carrée, dont le couvercle était soutenu aux quatre angles par autant de piliers, sur lesquels veillaient les dieux de l’angle, les Enfants de l’Horus céleste. Le temple étant à l’image du monde, les qonbitiou étaient les gens qui étaient censés veiller sur les angles et sur les piliers qui les soutenaient ; ils étaient les angulaires , de la même façon que les otndahs de nos jours sont les colonnes des communes égyptiennes. Ces gens de l’angle étaient des gardes attachés aux dieux, aux rois, aux princes féodaux, et formaient auprès de ceux-ci une catégorie de clients et de fonctionnaires,
moins rapprochés du maître que les 9 TO i Shonitiou, les gens du
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cercle.
DE QUELQUES DOCUMENTS
Il lui parla donc, disant : « Que l’une d’elle soit donnée à » mon prêtre de double, quand on sort pour allumer le feu >' au Dieu avec elle, le cinquième des jours épagomènes » de l’année, la nuit du Nouvel An ; alors le stoliste devra » en faire cadeau à mon prêtre de double, à l’effet que celui-ci » fasse ce qu’il a à faire avec elle dans le temple. — Il en don- » nera une autre le jour du Nouvel An, à la tombée de la » nuit, quand on donne la maison à son seigneur, et après » que les prêtres de l’heure du temple m’auront donné le » pain blanc que chacun d’eux doit me donner individuelle- » ment, le jour du Nouvel An, afin qu’elle serve à mon prêtre » de double, tandis qu’il récitera le service en mon honneur. » — Une autre sera donnée le xvme de Thot, le jour de la fête » Ouagaït, au même moment que le pain blanc qu’on doit » me donner, chaque prêtre individuellement, afin que cette » mèche serve à mon prêtre de double, tandis qu’il récite le » service en mon honneur avec les prêtres de l’heure du » temple. »
Il lui parla donc, disant : « Voici, attendu qu’un jour de » temple est la troi s-cent-soixantième partie de l’année, si » vous partagez toutes les choses qui entrent dans le temple » au cours du jour, pain de proposition, bière, toute espèce » de choses, ce qui constitue la troi s-cent-soixantième des » pains blancs, de la bière, de toutes les choses qui entrent » dans ce temple, est un de ces jours de temple que je t’ai » donnés ; et comme ce sont mes propres biens [pris] sur la » maison de mon père, non sur les biens de la maison du » prince, tous ces jours de temple devront passera tout stoliste » futur, afin qu’il puisse présenter les mèches que tu m’as » données pour ces trois jours de temple que je t’ai donnés. »
Et il l’agréa.
VI. — Convention faite par le prince, chef des prophètes, Hâpi-Zaoufi, avec le chef des prophètes d’Ouapouaïtou,
Au sujet du rôti de viande, qui sort sur l'autel et est déposé sur la table d’offrande, [prélevé] sur chaque taureau
RELATIFS AUX STATUES DES MORTS
égorgé dans le temple, aussi au sujet de la jarre de bière, d’exposition1, un jet par cruche, pour chaque jour, qui doit passera chaque chef des prophètes en son temps ;
11 lui donna pour cela deux jours de temple [pris] sur ses propres biens de la maison de son père, et non sur les biens de la maison du prince.
Le prince Hàpi-Zaouli parla donc, disant : « Ce rôti de » viande et ce jet de bière devront venir à chaque jour d’ex- » position qu’ils paraissent devant ma statue qui est sous la » main de mon prêtre de double. »
Et l’agréa, ainsi que la corporation du temple.
VII. — Convention faite par le prince, chef des prophètes, Hàpi-Zaoufi, avec le grand prêtre d’Ouapouaïtou,
Au sujet des mèches qui doivent lui revenir afin qu’il allume le feu avec elles, dans le temple d’Ouapouaïtou, — une, le cinquième des jours épagomènes, la nuit du Nouvel An, — une autre le jour du Nouvel An, une autre le xvne de Thot, la nuit de la fête Ouagaït ;
Il lui donna pour cela un champ d’une boisselée de terre de la partie méridionale de ses terres à blé qui lui viennent de son père, en payement de ces trois mèches qu’il donne à mon prêtre de double pour m’allumer le feu avec elles.
Et il l'agréa.
VIII. — Convention faite par le prince, chef des prophètes, Hàpi-Zaoufi, avec les prêtres de l’heure du temple d’Ouapouaïtou,
A l’effet que chacun d’eux lui donne un pain blanc, pour sa statue, le xvne de Tliot, la nuit de la fête Ouagaït, — aussi pour qu’ils sortent derrière son prêtre de double quand il allume le feu en récitant le service à son intention, jusqu’à ce qu’ils arrivent à l’étage inférieur de son hypogée, de
1. Litt. : « d’ouverture de face. » C’est le jour de fête pendant lequel on découvre la statue d’un mort ou d’un dieu, pour l’exposer à l’adoration de la famille ou des fidèles.
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même qu’ils récitent le service à l’intention de leurs propres morts vénérés, le jour où l’on allume le feu ; — aussi, à l'effet de donner, au prêtre dans son mois, deux assiettées de ragoût et deux tasses de bière pour sa statue qui est à l’étage inférieur de sa tombe, après que ce prêtre est sorti pour faire les cérémonies d’offrandes dans le temple chaque jour ;
Il leur donna pour cela du blé du Nord des prémices de la moisson de chaque ferme de la maison du prince, de même que fait tout vassal de Siout des prémices de sa moisson, car lorsqu’il aura commencé à donner, chaque fermier en donnera autant des prémices de son champ au temple d’Ouapouaïtou.
Le prince Hâpi-Zaoufi parla donc : « Vous autres, vous » savez que lorsqu’un prince ou un vassal quelconque a » donné des prémices de sa moisson au temple il ne lui est » point agréable, ni qu’on en détourne quoi que ce soit, ni » ([lie quelque prince en son temps annule ce qu’un autre » prince avait scellé avec les prêtres en leur temps : ce blé )) du Nord appartient donc aux prêtres de l'heure du temple, » par bouche et par tête de chaque prêtre qui me donnera ce » pain blanc, sans qu’il doive jamais le partager avec les » prêtres du mois , parce qu’ils donnent ce pain blanc chacun » individuellement. »
Et ils l’agréèrent.
IX. — Convention faite par le prince, chef des prophètes, Hâpi-Zaoufi, avec le chef des gens de la nécropole et les montagnards,
A l’effet qu’ils se rendent au Temple du dieu Chacal, le cinquième des jours épagomènes, la nuit du Nouvel An, et le jour de la fête du Nouvel An, afin de recevoir les deux mèches que le grand prêtre d’Ouapouaïtou donne au prince Hâpi- Zaoufi ; — aussi pour qu’ils aillent accomplissant leservice en son honneur jusqu’à ce qu’ils soient arrivés au tombeau ; — aussi pour qu’ils donnent une des mèches à son prêtre de double après qu’ils auront accompli le service en son bon-
RELATIFS AUX STATUES DES MORTS
neur, do même qu’ils l'accomplissent en l’honneur de leurs morts vénérés ;
Il leur donna pour cela deux boisselées de terre à blé des terres Charaki [prises] sur ses propres biens de la maison de son père, et non sur les biens de la maison du prince, il leur donna aussi la jambe de devant de chaque taureau égorgé sur cette montagne dans toutes ses chapelles.