HERMÈS
« Elle consiste dans la vertu divine qui existe naturelle- » ment dans les herbes, les pierres, les aromates ; c’est pour-
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)> quoi ils aiment les sacrifices fréquents, les hymnes et les » louanges, une douce musique rappelant l’harmonie céleste ; » et ce souvenir du ciel, conforme à leur céleste nature, les » attire et les retient dans les idoles et leur fait supporter un » long séjour parmi les hommes. C’est ainsi que l’homme fait » des dieux ; et ne crois pas, ô Asclépios, que ces dieux » terrestres agissent au hasard. Pendant que les dieux » célestes habitent les hauteurs du ciel, gardant chacun le » rang qu'il a reçu, nos dieux ont leurs fonctions particu- » lières ; ils annoncent l’avenir par les sorts et la divination, )> ils veillent, chacun à sa manière, aux choses qui dépendent » de leur providence spéciale et viennent à notre aide comme » des auxiliaires, des parents et des amis »
Et ailleurs, dans le même discours, Hermès explique ce que sont ces dieux créés de main d’homme. « Comme le Seigneur » ou le père, ou, ce qui est le terme le plus élevé, Dieu, est » le créateur des dieux célestes, ainsi l’homme est créateur » des dieux qui sont dans les Temples, contents de la proxi- » mité de l’homme, et non seulement sont illuminés, mais » encore illuminent. Cela en même temps profite à l’homme
)> et affermit les dieux . L’espèce des dieux que forme
» l’humanité est composée de deux natures, l’une divine, qui » est la première et de beaucoup la plus pure ; l’autre qui » appartient à l’homme, c’est la matière dont sont fabriqués » ces dieux, qui n’ont pas seulement des tètes, mais des corps » entiers avec tous leurs membres. Ainsi l’humanité, se » souvenant de sa nature et de son origine, persévère en cela » dans l’imitation de la divinité : car de même que le père et » le seigneur a fait les dieux éternels semblables à lui-même, » ainsi l’humanité a fait ses dieux à sa propre ressemblance. »
ASCLÉPIOS
« Veux-tu dire les statues, ô Trismégiste ? » 1. Hermcs Trismégiste, trad. Ménard, p. 167-169.
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