‹ Bibliothèque égyptologiqueChapitre 42 sur 159 · HERMES · texte numérisé non relu

HERMES

« Oui , les statues, ô Asclépios ; vois-tu comme tu manques » de foi ? Les statues animées, pleines de sentiment et d’aspi- » rations, qui font tant et de si grandes choses ; les statues » prophétiques, qui prédisent l’avenir par les songes et toutes » sortes d’autres voies, qui nous frappent de maladies ou » guérissent nos douleurs selon nos mérites1 2. »

Il faut ici, comme dans tous les écrits du même genre, négliger l’interprétation mystique pour ne tenir compte que des faits : les faits sont de vieille origine égyptienne. Rappelez-vous le passage si souvent cité de l’hymne au Nil où il est dit de ce dieu qu’ « on ne taille point dans la pierre — des » statues de lui qui portent le diadème royal ; — on ne » l’aperçoit point, — on ne le sert, ni ne lui fait offrande ; — » on n’agit point sur lui par les cérémonies mystérieuses ; — » on ne sait le lieu où il est, — on ne le trouve point par la » vertu des livres sacrés ! : » c’est la définition du dieu céleste d’Hermès, et, en supprimant la négation, celle des dieux qu’il crée. Ceux-ci reçoivent le sacrifice, se plaisentà la musique, et le culte qu’on leur rend se fait comme l’indique l’auteur gréco-égyptien. Le ka du dieu s’appuie sur la statue du dieu et l’anime comme le ka du mort sur celle du mort. La demeure de cette statue doublée d’un ka est une demeure de ka, comme le tombeau, la demeurede kade Phta/i, par exemple, 3] JLJJ^ou Memphis, c’est-â-dire la chapelle où le double dePhtah vit attaché à la statue de Phtali : comme semble l’indiquer Hermès, l’animal sacré était une forme de support, et ;'t Memphis, Apis renouvelait, répétait la vie de Phtah, Le titre rappelle la formule j-^- qui sur

certains monuments remplace, derrière les noms, le J « à la

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