‹ Bibliothèque égyptologiqueChapitre 61 sur 159 · Pierret, Recueil d’inscriptions, t. n, p. 4, A · texte numérisé non relu

Pierret, Recueil d’inscriptions, t. n, p. 4, A

sur i/expression mà-khrôou

leurs, Harminous’est fait représenter recevant du roi Séti Ierla décoration du collier d’Ür. Il est bien vivant, comme le prouvent le discours du roi et la prière qu’il adresse aux dieux pour les remercier de la faveur qu’ils lui ont accordée : |=j^

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« Proscynème à Phtali, maître de vérité... pour » qu’il donne une vie heureuse, de demeurer sur terre, de » parcourir une existence excellente en paix, un ensevelisse- » ment excellent aux frais du roi » à Harminou. Or, ce même Harminou s’intitule en tête du discours qu’il adresse au roi: Harminou Jus^e de

voix '. Ici encore je n'insiste pas. Si l’on veut jeter un coup d’œil sur les stèles, sur les murs des tombeaux ou des temples, sur les mille objets qui encombrent nos musées, on verra que plus de la moitié des personnages appelés \ ne sont pas morts au moment qu’on leur donne ce titre. Aussi bien Ramsès II récitant les litanies royales pour son père, Amenliikliopshouf célébrant le sacrifice du taureau avec Séti Ier, Khài ordonnant les fêtes de Silsilis, les fils, les

parents, les amis qui font le proscynème pour leurs morts, ont grandement besoin d’être L 1 justes de voix s’ils veulent n’en pas être pour leur peine. Le rite qu’ils exécutent n’a sa valeur qu’après qu’ils ont récité les formules d’une voix juste, sans intonation fausse qui en compromette l’effet et donne aux dieux une raison de ne pas tenir compte de la prière.

Plus encore que le vivant, le mort avait besoin d’être L 1 juste de voix. Il n’avait chance d’échapper aux dangers de l’autre monde que s’il réussissait à les détourner par ses incantations, et ses incantations n’avaient de vertu que si elles étaient récitées d’une voix juste, sans faute d’intonation. Les

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