Pierret, Recueil d’ inscriptions, t. n, p. 10, C
sur l’expression MÂ-KHRÔOU
dieux aussi étaient tenus de posséder cette qualité toute matérielle. La lutte du Soleil, contre le serpent Apôpi et contre les ennemis qui le menaçaient se poursuivait en effet aussi bien avec des incantations qu’avec des armes matérielles. Qu’on prenne par exemple l’épisode de la navigation nocturne qui met Râ en présence du serpent Nouha-ho : le dieu a besoin, « pour passer son chemin contre Apôpi, des inean- » tâtions d’Isis et des incantations de Samsou-Thot, Il » navigue grâce aux incantations d’Isis et aux incantations » de Samsou, grâce aux charmes de la bouche de ce dieu lui - » même, dont l’effet est de mettre en pièces en l’autre » monde, pour ce cercle, le serpent Apôpi dont la place est » au ciel. » La vignette montre en effet Isis débouta la proue de la barque solaire, allongeant le bras et récitant l’incantation en compagnie de Samsou b On comprend maintenant pourquoi, dans l’hymne cité par Dévéria, Harmakhis |1 ^
a navigue en juste dé voix , si bien que ceux qui sont dans » sa barque se réjouissent » ; pourquoi « il s’éveille en juste
et pourquoi «la justesse de
» de voix »,
» voix de sa mère Nouit en sa croisière journalière
"^“1 » ’’aide Tous les textes que Dévéria avait
gloire au ciel, la richesse sur la terre, la juste voix dans l’autre monde » . Que dans bien des cas ait perdu sa valeur pleine et ne soit plus qu’une locution générale, marquant la puissance de celui à qui on l’applique, c’est le sort commun de toutes les images dans toutes les langues, et cela n’a rien qui doive nous étonner. C’est donc par métaphore cpi’on peut diredeThout-