Schiaparelli, il Libro clci Funcrali, pl. l a, p
présidaient aux quatre points cardinaux, Horus^ au sud, Sit au nord, Thot à l’ouest, Sopou à l’est. Ici, comme dans beaucoup d’autres cérémonies, on disposait tout de telle sorte que le personnage fût prêt à se présenter dans chacune des quatre grandes maisons du ciel, devant chacun des dieux qui y siégeaient, et chacun des vases répondait à l’un des dieux. La libation avait pour effet premier de rendre au mort l’usage de sa tête, que l’embaumement lui avait enlevé, et de nettoyer ses os à la satisfaction du dieu de la terre dans laquelle il
reposait, Sibou. La purification par l’eau à peine terminée, on recommençait une seconde fois avec quatre vases de forme différente nommés les rouges (Fig- 1)- Le domestique ou Y ami refaisait à quatre reprises le tour de la statue en invoquant les quatre dieux, puis il ajoutait en guise de conclusion :
« Tu es propre, tu es propre, Osiris N.», par quatre fois encore : « Tu as reçu ce qu’il y a dans les yeux d’Horus et les deux vases rouges de Thot, te purifiant de ce qui ne doit pas exister en toi1. » D’après la théologie égyptienne, tout ce qu’il y avait de bon au monde était sorti de l'œil d’Horus, tout ce qu’il y avait de mauvais de l’œil de Sit : l’offrande qu’on présentait au mort était donc appelée Y œil d’Horus,
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que ce fût de l’eau comme ici, une cuisse de bœuf comme nous le verrons plus loin, du vin, du lait, une plante, une pierre précieuse, un parfum, une étoffe. La purification par l’eau n’était pas la seule des cérémonies qu’on exécutât en partie double ; la plupart des rites religieux étaient répétés par deux fois. Le monde était, en effet, partagé en deux