CLASSEMENTS
dusemeiit de livref et classement de fiches.
.Anciennes dmsions en fonds. — Catalogne image des rayons... — Les catalognca systématiques de la Nationale : Histoire de France, Médecine.
Divisions direrses : Les instructions de M. Delisle, la Sorbonne, la Bibliothcone de Sydney.
.Abandon de toat système en France.
Est-il nécessaire de ranger les livres d'une bibliothèque ?
Je croîs bien que l'unanimité du public répondra que cela peut en e£Fet présenter des avantages.
C'est même, je pense, la grande raison pour laquelle les spécialistes trouveront à cela les plus graves inconvénients. C'est une découverte qu'on a faite depuis peu, mais dont on est rudement fier. Le livre n'existe plus^ il n'y a que la fiche. Après l'arithmétique, l'algèbre. Le catalogue, avec ses multiples combinaisons, doit tenir lieu de tout classement.
Ceci ne prouve pas que l'on doive entasser les livres en ordre quelconque. Déjà l'on fait une restriction : le format.
Mais soit, étant donné qu'on fait aujourd'hui de si parfaits catalogues qu'ils doivent nous dispenser de feuilleter jamais un livre, n'y a-t-il pas tout de même quelque commodité à grouper certains livres, à faire quelques divisions ?
Il nous faudra admettre que ces divisions ne sauraient être les mêmes. La fiche est uniforme, les livres ne le sont pas. On ne peut joindre un grand atlas de planches avec les petits volumes qui les commentent que sur la fiche.
Et nous voici au seuil des grandes divisions non entre les sortes de volumes, mais entre les sortes de bibliothécaires. Ces mots, catalogues, bibliographie, qui ont la prétention de cUaser quelque chose, qu'est-ce qu'ils classent ?
Il i5
Des livres ? Pas le moins du inonde. Des fiches.
Il y a beau temps que le bibliothécaire ne s'occupe plus de livres, de ces livres qui doivent nous passer entre les mains a comme les briques dans celles d'un maçon ». On n*est pas des maçons, mais des architectes . On ne touche pas aux pierres. On bâtit la maison dans son bureau, sur sa table.
Mais nous aimons les livres et nous nous occuperons d'abord de leur classement à eux.
Ce n'est qu'après avoir parlé de ces objets, après avoir appris à compter dos poires et des pommes, que nous passerons à l'algèbre, — les livres représentés par un sig'ne : la fiche — ^ et que nous contemplerons les grands assemblages de fai Bibliographie présente et future.
Nos anciennes bibliothèques avaient sur leurs rayons un classement de raison. On constituait un fonds et lecatalogney s'il était fait, était l'image réduite de ce fonds. Il y avait la Théologie, le Droit, la Poésie. Notre promenade à la Nationale nous a montré un reste de ces classements. Dans chaque fonds, on intercalait. Les nouvelles éditions venaient près des anciennes. Les œuvres d'un même auteur voisinaient, à moins que le sujet n'eût dominé l'auteur. Il y avait un petit groupe pour la danse, un pour les sociétés agricoles, un pour le théAtre espagnol. Enfin dans chaque fonds il y avait un homme érndit qui connaissait sa partie, pouvait donner des conseils, trouver on livre mal demandé^ et même en indiquer un meilleur.
Voilà ce qu'il ne faut plus, depuis la « Révélation ». Le livre n'existe plus, la fiche seule existe. Le liyre Tient aux rayons dans l'ordre d'arrivée, et l'on ne sait trop s'il faut mettre le tome II près du I.
Le catalogue seul apportera donc quelque logique t
Il le devrait. Mais non ; môme tendance pour le catalogue. On chassera toute méthode, tout système — comme arbitraire.
Le hasard n'est donc pas de l'arbitraire? Tont de même ; mais c'est un arbitraire dont le fonctionnaire n'a pas la responsabilité.
Même querelle pour les livres que pour les catalo^cs.
Ce rangement sans ordre est aujourd'hui article de foi. On l'adopte en Allemagne ; on ladoptc en Autriche. Seule l'Amérique regimbe. Il n'est presque pas contesté en France. Dians nos bibliothèques universitaires, il est poar ainsi dire obKg»toire.
Appliqué, c'est autre chose. M. Delisle lui-môme dans ses instractions conseille de diviser en un certain nombre de fonds. Les Bibliothèques anciennes ont hésité à réveiller des tas de volumes qui depuis des siècles s'accordaient ensemble. Si bien qu'en g'énéral, en dépit des principes, quand on demande deux livres de droit, s'ils ne sont pas l'un près de l'autre, ils sont au môme étage, et, au risque d'être un âne, je dirai que ça va plus vite.
Quant à trancher le débat, nous son§;^eons seulement à laisser chaque bibliothèque trouver elle-môme son classement, et ne voyons à réformer que Tordre qu'elles soient toutes pareilles.
Le meilleur ordre vient vite quand Tordre ne vient pas d'en haut. Nous répéterons souvent : on ne peut pas savoir : il y a depuis si peu de temps des bibliothèques!
Trois grandes divisions: Périodiques, livres proprement dits, pamphlets (brochures et opuscules), se sont imposées à presque partout. La logique ne l'avait pas prévu.
Mais alors la grande objection contre les fonds spéciaux va disparaître. Les intercalations des suites et périodiques boule- Tersaient tout. Eh bien ! il n'y a qu'à les mettre à part.
M. Delisle objecte aux divisions qu'elles sont si arbitraires que souvent un bibliothécaire ne sait plus, quand vient le tome II, à quelle section il attribua le tome I. Cela n'est que spirituel, car cette hésitation, qui le forcera à quelques re. cherches, ce manque d'absolu dans le système correspond au manque d'absolu dans la réalité. Elle est profitable. Elle prouve à n'en pas douter que Touvrage peut être utile à plusieurs sciences, et qu'il faut le mettre dans tous — au moins sous forme de renvois. Et c'est ce qu'il y a do terrible dans les méthodes ou plutôt dans la non-méthode du classement à l'auteur, du classement abstentionniste, c'est qu*6lant Tart d'éviter de mettre une œuvre à tout endroit ou elle peut être utile, effectivement les chances d'erreur y sont infiniment moindres ! — mais elles seraient encore bien moindres si, ne classant rien du tout, on allait se promener.
Chaque bibliothèque donc prendra son point de vue particulier. Mais n'est-ce pas ce qu'il faut? Quel besoin avez-vous de chercher le vêtement idéal, unique, qui aille, l'hiver comme Tété, aux gros comme aux maigres. . . La Nationale a tout ramené à l'Histoire de France. C'est un point de vue. Il sera permis k Carnavalet de tout ramener à Paris, au Muséum de ne voir que l'histoire naturelle, je pense.
Voici un titre : Essai (Tinondation préventive des vignobles dans le Gard, par X***. On peut envisagper cela très di£Féremment suivant qu'on s'occupe d'histoire de France, de géogra« phie, de sciences sociales, de commerce, de finance, de douanes. . . Les Arts et métiers, les Affaires étrangères, les Ponts et Chaussées, l'Ecole de Guerre môme ont à connaître de cet essai, et à le classer des façons les plus diverses, mais les plus utiles. Il n'y a qu'un système qui sera inutile, le classement au mot : Essai... ou même au nom d'auteur, — et à part jeter l'ouvrage au feu, je ne vois pas qu'il y ait un système écartant mieux l'ouvrage de son utilité. C'est le système officiel cependant. Et si beaucoup de bibliothécaires suent et peinent à en trouver un autre, c'est à leur bonne voloDté, au risque du ridicule : ce sont des fantaisistes.
Des erreurs, oui. Parallèlement ^A^ Verlaine, à la géométrie, les Chansons de Bilitis à la poésie grecque, le Jardin des Racines grecques dans l'horticulture, le Traité des Fluxions ou y Histoire de la Diète de Pologne à la médecine... On en cite de bonnes et il faut avouer qu'en se bornant à classer aux auteurs, il reste aux bibliothécaires beaucoup de temps et l'esprit libre pour en trouver d'autres.
Maintenant le classement en place dispense-t-il d un inventaire, d'un inventaire sur registre, non sur fiches? On peut exiger un contrôle, un état de propriété; ce n'est que de l'administration.
Mais croire qu'une boîte de fiches dispense de tout ordre dans le classement des livres, c'est là une idée qui n'a pu germer que dans la tôte des pires ennemis de la lecture. Il est triste que ceux-ci se rencontrent surtout parmi les bibliothécaires. 11 est triste qu'on en trouve tant à Paris, Paris où coule la Seine, la Seine bordée de livres... — une bibliothèque mal rangée, au classement par bottes à deux sous, à quatre sous... Mais un classement qui est tout de même un classement, qui forme une bibliothèque de livres, non de fiches 1
Nous avons parle de catalogues a images des rayons ». Le cas le plus connu est à la Nationale, où go4 divisions du catalogue de l'Histoire de France correspondent à go4 sections de livres, qui croissent chacune isolément, l'une, m périodiques de province », tenant un pâté de maison, telle autre contenant en tout une brochure de 4 pages.
Nous avons dit déjà ses avantag'es. Avez-vous, par hasard , une brochure sur TEcole polytechnique, demandez les numéros précédents et suivants, sans vous inquiéter des titres, vous aurez tout ce qu'on a de spécial à cette école. Vous pouvez continuer jusqu'à ce qu'on vous dise : ce numéro n'existe pas. Le catalogue publié étant vieux de 3o ans, c'est le seul moyen.
Mais la difficulté de tenir en magasin une sorte d'arbre qui fendit de tous côtés, jusqu'au bout des ramifications de ses branches et brindilles, est un défi à l'architecture. Il faudrait des bibliothèques arrêtéeSy avec un monument fait sur mesure.
Et c'est pourquoi de grandes entreprises de catalogues doivent toujours ôtre limitées quant à la date, s'appliquer à les totaux définitifs. Ainsi, pour ses ameublements historiques, l'admirable musée de Munich a bâti sur mesure. Et c'est ce ]ui s'impose pour une bibliothèque où le public a accès libre aux rayons.
Ces catalogues, entrepris en i85a, ont été abandonnés en 1875. Nous dirons plus loin combien nous le regrettons pour es catalogues. Pour les livres en place, on le regrette moins.
D'ailleurs l'abandon n'est pas complet, et pourra être réparé m jour ; on tient toujours des suites manuscrites de ces cataogues méthodiques, mais la place de catalogue n'est plus x)ujours la place de magasin. Quant à tout ce qui n'est pas histoire ou Médecine, il n y a plus qu'une répartition vague ]ui n'indique môme pas exactement les étages où s'entassent les cent mille volumes.
Ainsi d'un système à mille cases on a passé à pas de système lu tout.
Y a-t-il un moyen logique de classer les livres?
Les fiches, oui, puisqu'on ne fait les fiches que pour cela.Mais es livres eux-mêmes. Que penser de ces divisions qualifiées ourà tour de logiques, scientifiques, arbitraires, fantaisistes...
Ceci : qu'elles sont toutes idéales .
On peut remonter à Aristote, au moyen-ûge, à Bacon diviant en facultés de l'âme : Mémoire, Raison, Imagination, irriver à Dewey et aux catalogues les plus récents, nulle part lous ne voyons faire état des objets, et ce n'est que par concession à la réalité, exception aux principes, que nous voyons e constituer les grandes séries pratiques, les seules vraiment itiles, qui ne sont pas de raison, mais d'observation : jour-
naux, factums, affiches, romans, livres d'enfant, pièces de théâtre, tlièses, etc.
Et vraiment il n y a qu'à ref^arder deux sortes de catalogues, ceux des libraires, ceux des bibliothèques. Ce n'est pas du tout la même chose. Les uns sont pratiques, les autres suivent un idéal. £t les divisions les plus pratiques : livres de fonds, livres anciens, livres de classe, livres étrangers, manuels, etc.,
— sont remplacés dans nos bibliothèques françaises par ces 5 séries qui remontent à je ne sais quand, et que Jean Garnier, jésuite, recommandait en i6a8 : Théologie, Jurisprudence, Sciences et Arts, Belles-Lettres, Histoire.
L'admission d'une classe « Mélanges » — que plusieurs villes de France n'ont pas — est déjà un pas fait vers la réalité.
Nous n'énumérons pas les mille systèmes inventés, et nous ne les raillerons pas, le pire valant mieux que le rien adopté. On s'accorde à louer la classification de Brunet et elle est admirable. C'est que, malgré ses allures de raison, elle ne classe pas des idées, elle classe bien des livres. Elle s'ingénie à créer des groupements, à définir des espèces. Des sections comme « épi&tolaii*es, — satires — écarts de la nature, monstres, prodiges,
— cabinets et collections d'histoire naturelle » ne se déduisent pas, elles s'observent. Réunir en une section la calligraphie, la sténocrraphie et la télégraphie, tandis que la typographie est mise à part, ce n*est pas raisonner, c'est aller au plus commode. 11 eut raison de son temps. C'est nous qui avons tort de lui demander d'avoir aussi raison de notre temps.
La complication de ces divisions et sous-divisions devait amener la recherche d'une clef qui pût servir à tous.
La Bibliothèque de la Sorbonne, par exemple, adopta Tinitiale. S. Sciences (SN. naturelles, SM. médicales, SO. occultes, etc.), L. Littérature, (LP. Philologie. LPg. philologie grecque). H. Histoire (H.M.L Histoire moderne de l'Italie).
Nous ne sommes pas loin ici de la classification décimale, et il y a quelque chose de plus : un aide-mémoire très ingénieux. Mais il est très curieux que la Nationale se soit très rapprochée de l'invention de M. Dewey, et cela en i85o.
Nous parlons souvent de son catalogue de l'Histoire de France. On y trouve :
1° Un système de secondes lettres et d'exposants qui aurait dû s'appliquer à toutes les histoires et même à quelques autres sections. Ainsi, L. Histoire de France. N. d'Angleterre. Lb ou Nb histoire de France ou d'Angleterre par règne, Nb
on Lht histoire (d'Ang^leterre ou de France) militaire, Lin ou Nn, biographie de français, d'anglais.
a* Dana chaque lettre même des exposants correspondants à une hiérarchie : i région (ou race), a province (ou classe)... 4 département (ou famille), 8 localités (ou individus)... Ainsi on devrait connaître plusieurs centaines de divisions en en apprenant une vingtaine. Mais ce principe, excellemment indiqué^ n'a pas été appliqué. La « Biographie » qui s'appelle n pour la France s'appelle x pour l'Anglelerre, etc.
Uq sjstème analogue s'applique à la médecine (T) : Anatomie, Physiologie, etc. (Ta à Tg). Pour les parties du corps (cerveau, estomac, etc.) des n^* en exposant.
La classification décimale a évidemment remplacé tous ces systèmes, pour les sciences surtout.
Mais elle non plus ne s'est pas occupée des objets. Et pour dire ce qu'est un objet, on doit parler de sa grandeur. £h bien I à la Nationale, une cote aussi compliquée que Lf ^^. ^426 n'indiquerait pas tout à fait la place d'un livre. Il faudrait chercher dans le folio, le quarto, l'in-octavo, et parfois dans les 3 formats des brochures. Souvent on fait relier des brochures à cause du catalogue, sans quoi on les mettrait en boîtes, ce qui est bien moins coûteux. — Et je sais des bibliothèques de France, qui se plaignent de manquer de place, et qui n'ont pas divisé leurs formats, toujours k cause du catalogue I
i^lais tous ces défauts, qu*il est aisé d'y remédier I A ce catalogue qui contient et contient seul tant de renseignements sur des pays, des institutions, postes, routes, assemblées, que saisjel iJ n'a manqué qu'une bonne présentation, une mise à la portée des gens. La Nationale aurait, le jour où elle voudrait, un catalogue d* histoire de France, clair, accessible à tous, par simple découpajs^e de notices. Il serait même aisé d'y joindre d'autres pays. 11 en coûterait en tout la reliure de trente volumes, et quelques mois de travail de gens qu'on ne paie pas cher. Il resterait à tenir ce catalogue à jour. Mais coller en une seule série alphabétique les notices sur les français et les villes françaises, qui se trouvent actuellement dans plus de dix endroits différents, est fort simple, cela se fait avec des ciseaux et de la colle, et l'on se prouve ainsi une grande vérité : c*est que quand une chose est trop compliquée, il faut tâcher de la simplifier.
Il a semblé que l'abandonner était encore plus simple. Grave erreur qui a mené à reconmiencer.
La classification décimale n'a pas fait en France l'objet de beaucoup de discussions. A titre d'exemple, je citerai l'objection que lui fait M. A. Cim. En énumérant: o Ouvrages gêné» rauXf I Philosophie, etc., elle ne met pas de point entre le chiffre et le mot qui suit. Grave faute tjpogpraphique selon le consciencieux bibliothécaire.
Môme en Amérique, elle n'a point déterminé de grands remaniements de bibliothèques. Autant les bibliographies scientifiques s'en emparaient et l'appliquaient avec profit, autant ceux qui avaient non des fiches, mais des livres à classer, la sentaient de maniement difficile. Et le plus grand tort de ces classements savants est d'oublier que la grande part de la besogne doit être faite par des gens peu insU^uits, capables seulement d'un travail habituel presque machinal !
Mais que l'on va trop loin, vraiment, dans ce sens I et que l'on souhaiterait en France plus de fonctionnement de machines et moins de fonctionnaires mécaniques !
A ceux qui reprochent aux classements de ne pas prévoir l'évolution future des sciences et des livres, on ne peut que dire : ceci vous regarde. C'est votre métier de modifier, d'ajouter, de réduire... A la Nationale, la théologie tient cinq divisions. Les sciences et les arts une II semble, depuis le temps, qu'on iuraitpu, sans révolution, créer quelques sections nouvelles...
Les classifications ne sont pas si différentes qu'on croit Celle en 22 divisions donnée par M. Delisle dans ses InstruC" iions n'est que la classification décimale sans sa commodité, et avec quelques divergences : la division histoire divisée en 7, la division littérature en 4 et la médecine séparée des sciences appliquées. M. Delisle range lesy>£2a; avec les mathématiques, la classification décimale les joint aux beaux-arts, l'un met les sciences politiques avec la philosophie, l'autre avec le droit. La classification décimale est plus au courant des sciences actuelles, plus générale, et surtout il est aussi facile de retenir 100 divisions méthodiques que 22 empiriques. Sur 22 sections en tout, faire une place spéciale aux Assyriens, aux Croisades, à l'empire byzantin, mais aucune pour le commerce, la géologie, la botanique, la construction, la musique, la photographie, etc., est bien significatif de l'esprit historique de nos bibliothèques. Enfin, il faut admirer que ni M. Delisle en 22 sections, ni la classification décimale on cent, ne spécialisent les sections les plus nettes, celles sur lesquelles on n'hésite presque jamais: poésie, théâtre, romans, — ce qui en livres et en demandes de
livres, forme du dixième à la moitié de toute bibliothèque générale 1 £t dans les périodiques, les annuaires^ crojez-vou s que cela n'est pas distinct ?
La plupart des divisions en fonds se rapprochent désormais de la classification décimale. Nous donnons plus loin (p. 266) un abrégé de ce système; il est loin de s'appliquer aux volumes, dans le détail, mais en gros, dans ses dix divisions principales et une vingtaine de subdivisions, les plus importantes, il peut donner le cadre nécessaire.
La Bibliothèque de Sydney avait, déjà en i834, établi des fonds: Voyages — Commerce — Agriculture — Livres classiques , Reconstruite, elle a adopté douze séries qui ont rintérèt spécial, architectural, d'être sensiblement égales — actuellement. Seuls les périodiques, trop forts, la « Poésie et drame » trop petits, sortent un peu du rang de taille. Les autres sont : Sciences j Arts — Histoire — Bibliographie — Jurisprudence — Géographie — Théologie et éducation — Miscellanées et œuvres collectives — Références (Encyclopédies, dictionnaires). — Fiction en prose. — « Spécification of patents ».
* 'Tous ces efforts ne sont pas vains. 11 n'y a de vain que l'espoir de pouvoir s'en passer. Mais il ne semble pas qu*on ait fait assez dans la voie de l'observation. Toujours une idée logique tente de briser les agrégats naturels.
Les fonds avec catalogue unique sont un moyen terme entre le catalogue image des rayons, et la bibliographie donnant des numéros épars.
Ils sont un recours précieux, conservent d'intéressantes collections, atténuent le vandalisme des faiseurs de fiches.
Il y a des fonds qui sont naturels. Estampes, cartes et plans, musique... Nul ne les conteste. Il semble qu'on n'a qu'à suivre ce qui est. Malheureusement une moitié reste douteuse d'attri* butions, ou bien il faut tant de sections diverses que pour s'y reconnaître il faut ou un système, ou l'ordre alphabétique. La limite de l'alphabet — soit vingt à trente signes — indique bien à peu près ce que Thomme peut retenir pour un usage courant. S'il arrive à cent ce n'est que par multiplication, secondairement. La tête de l'homme ne peut pas dépasser l'alphabet.
N'y auraitril pas un classement de livres absolument indépendant du classement de fiches, et au lieu de truquer pour le cacher, n'y aurait-il pas lieu d'en étudier les lois?
C'est un gprand-livre, ce n*est pas un état de mag^asin. C*esl une méthode de classer des fiches et non des livres.
Et tout en admettant tel système de raison comme seul intelligent pour classer nos fiches de catalogues, avant même d'eiz faire les tables par auteur, nous avons à en chercher un auti pour ranger nos bouquins.