Histoire et géographie
[9a, biographies, classées alphabétiquement.]
Ces divisions pourront être améliorées par l'usage, nous laissons aux spécialistes de chaque science le soin de les discuter. Nous n'attachons aucune importance au reproche : il faut les apprendre, on ne les connaît pas. Il n'en est pas de plus simple à apprendre ; l'ordre numérique étant encore plus facile et plus universel que l'ordre alphabétique pour les recherches.
ne contredit point les divisions de format, d'époque, etc. , que )us avons établies, ni celles que nous allons établir, car cerines parties en seront classées alphabétiquement. Mais il faut bien admettre que c'est un classement bibliogralique, un classement de fiches, une algèbre, et qu'il ne s'apique pas à des livres. Car diviser des livres d'après ce sjsme seul, c'est inventer dix sections, dans lesquelles nous en rons cent, dans lesquelles nous en ferons mille. Dans la mil- (me section nous mettrons la moitié. Nous placerons un quart lds une subdivision d'un autre millième. Et le quart qui ste sera un peu éparpillé çà et la, telles divisions ajant deux élûmes, et plus de goo rien du tout.
Nous avons énuméré certaines divisions qui contiennent à les seules des bibliothèques entières. Vous voyez les subdisions : cartes, estampes, manuscrits. Elles seulent rééditent ut le système décimal I
Cela a-t-il peu d'importance ? Ne le croyez pas. Un organe li ne sert pas s'atrophie. Je ne puis citer de meilleur exeme que le catalogue de l'Histoire de France à la Nationale, qui neuf cents divisions, dont deux seulement, biographie, toporaphie, sont d'usage courant, vingt d'usage possible, utile. Et >n ignore les autres .
Nous pensons qu'une bibliothèque doit se servir de l'ordre îcimal, mais en fait cet ordre a des exceptions, puisque telle ou Ile infime subdivision admet un classement alphabétique, r, l'infime subdivision est aussi vaste que tout le reste. Nous voudrions montrer par un exemple en quoi un cataigue décimal s'applique ou non. Voici un centième :
3i. Science politique, i. Formes de l'Etat.!, TEgliiie ctTEtat. Politique 4îgieuse.3, Politique intérieure à diviser par pays. 4* Êlections.5, Ck>loDiition, etc. 6, EsdaTage. 7» Politique extérieure et ioternatiouale. 8, Parments. Documents parlementaires, g, partis politiques.
Nous allons nous trouver en face d'une masse que j'imagine ssez bien composée d'un tiers d'affiches électorales, un tiers e documents parlementaires de tous pays, un sixième de publiitions très spéciales, je ne sais pas lesquelles, Mazarinades
une époque, motions et pamphlets sous la Révolution, brochues de propagande, etc. Établir un classement de raison là-desas me semble vouloir dresser l'avenir. Et je comprends que » bibliothécaires aient souri du classement décimal, quand, ossédant une trentaine de livres de politique en tout — les
autres étant de Thistoire — et cent mille affiches, dix railk recueils dedocuments, on leur apportait un système ingénmi uniquement pour classer les trente Tolumes.
Us ont eu tort, car ces trente Tolomes — il d'j avait pas d*autre moyen de les classer. Et en les mettant au nom d'anteur,ou au titre, ils ne les classaient pas du tout.Mème classés au sujet, sans aucune méthode, il n*était pas sûr qu*(m les trouve. Un classement au sujet n'indique pas, au mot escbvage, les ouvrag'es sur la traite, la main d 'œuvre en Amérique, etc. Seul, un catalogue méthodique rapprochera le se^ vage de l'esclavage, de la colonisation, groupera sur ces points les ouvrages d une époque, et renverra aux autres sections (travail et travailleurs^ traite, culture, etc.), ou des ouvrages utiles sur les mêmes sujets peuvent avoir été mis.
Nous avons à distinguer entre une méthode et le sujet. Un catalogue de sujets nous mettra en bloc tous les livres sur les ballons et Taéronau tique. — Nous ne parlons même pas id de rinvention bizarre, appliquée en France,des catalogues demofs typiques qui exigent que le mot soit dans le titre ! Chercbez à ballon, ou à aviation, ou à aéronefs... etc., tâchez d'épuiser k liste des mots possibles I — Mais le catalogue méthodique m rapproche pas seulement, il distingue. Dans l'aéronautique, il mettra à part les livres purement sportifs, les inventions fantaisistes, les procédés chimiques, etc. Il pourra faire appel à des ouvrages dans lesquels le mot ballon ne sera pas prononcé, parler de THydrogène et laisser de côté le roman : En kallon.
Or la classification décimale est venue apporter un moyen très pratique, le plus commode connu jusqu'ici, incontestabl^ meut,de ranger des fiches. D'autres répondent mieux aux questions suivantes : Trouver vite un livre dont le titre est donné, ou les œuvres d'un auteur ; — placer commodément des livres dans un magasin — et même trouver un manuel sar tel sujet ! — Mais elle seule répond à cette question-ci : s'assurer de l'état de la science sur un sujet.
Savoir ce qui a été fait, connaître ce qui est connu, étudier un sujet jusqu'au fond, fixer le point à partir duquel on cesse de refaire le travail des autres, et où Ton commence vraiment à augmenter le savoir humain...
Or ce rôle là est le plus grand rôle des bibliothèques^et tons les autres ne sont que des chemins pour y arriver. C'est 1» conclusion même de la science bibliographique.
a® Le Sujet.
Deux grandes sections de bibliothèques g'énérales ou historiques seront toujours la Biographie et la Topographie. Avec le théAtre, le roman, la poésie, les catalogues de ventes, les bréviaires, etc., ce sont des distinctions si nettes qu'on ne comprend pas qu'elles ne soient pas partout adoptées. On les embrouille cependant dans l'Histoire et la Géographie.
On peut les diviser, les réunir, ne faire qu'une série avec les autres sujets, enfin intercaler seulement les livres biographiques dans un catalogue général d'auteurs, comme Ta fait le British Muséum.
Ce qui est à éviter, je crois, c'est surtout une division méthodique dans des séries alphabétiques si commodes. L'embarras où le catalogue de l'Histoire de France de la Nationale vous met est notoire ; il y faut chercher à la ville, au diocèse, aux départements, à la province, et enfin à la région... et aux mœurs de chaque section et aux antiquités de chaque section, etc. Ajez ane série unique.
La distinction à faire entre le sujet alphabétique et le sujet systématique est assez subtile. Jusqu'à quel point un livre estil une monographie, dont le sujet doit venir comme un nom propre dans un dictionnaire, ou un traité général qui doit prendre rang dans une hiérarchie méthodique ?
Le problème, trop facile pour les individus et les noms de villes, se pose dès qu'il y a famille, espèce, région.
Les Anglais, dans leurs Dictionnaires-catalogues, si pratiques, réunissent le tout en un. Nous citons un catalogue de Glasgow, qui, à Littérature française, énumère les auteurs français dont on possède des livres, et à Physique les mots sous lesquels les parties de la Physique sont rangées.
Ce sont deux catalogues distincts,qui se servent d'index l'un à l'autre, et que l'on peut commodément, dans des catalogues restreints, fondre en une seule série.
On ne peut se passer de l'un ni de Tautre . En dessous d'une cinquantaine de titres, un catalogue alphabétique va plus vite. Aundelà, une méthode abrège les recherches. 11 en faut une très complexe pour se reconnaître dans les livres sur Paris.
Il est bien imprudent de donner la moindre indication pré* dse. On peut dire qu'à partir de dix mille ouvrages, on peut se demander s'il n'y a pas intérêt à former une série spéciale.
Mais cela dépend non seulement des formats et types de catalogues, mais de l'intérêt spécial du sujet. Une bibliothèque de province n'attendra pas d avoir dix mille ouvrages pour former une série locale sur sa région .
Et pour la plus grande bibliothèque du monde on pourrait admettre un catalogue unique par chaque époque. Et tout y serait mêlé, auteurs, sujets, méthode. Catalogue unique, non, mais composite, puisque trois systèmes au moins s j trouvent combinés.La Méthode s'y trouve fondue dans un Dictionnaire, mais doit être présentée à part, être affichée même comme index de tous les mots auxquels on doit chercher.
Voici des cas : l'ouvrage de Liard sur Descartes se porte partout à Descartes, méthodiquement le faut-il porter à Anthropologie? — Pas indispensable.
Le tableau généalogique des Garnot offrirait peut-être un intérêt anthropologique. On a fait en France une série spéciale des (( familles ». Il semble plus commode de porter les Carnot au nom propre comme un seul individu.
Mais la Coccinella tripunciata, petite bête non moins intéressante, est-elle un individu ? Le melon en est-il un ? Les faut-il chercher à coccinelles, cucurbitacées, entomologie, botanique ?
Nous n'hésiterons pas à classer à Durham, à Nivernais , les deux races de bœufs, mais le nombre d'ouvrages spéciaux est restreint. Les mots élevage, bétail, bovidés, pâturages, agriculture, étables, boucherie, etc., sont susceptibles de contenir des ouvrages très importants sur la question. Il est évident que c'est dans une série systématique, pourvue d'une belle hiérarchie, que l'on doit ranger ces rubriques.
La devinette de tous les titres est impossible.
Je n'hésite pas à dire que, dans un catalogue sérieux, des renvois doivent se trouver au mot Darham à tout traité d'élevage qui contient un chapitre spécial et intéressant sur le sujet. Le fait que ce chapitre est ou non tiré à part nous est absolument indifférent. Il faut pour cela que les catalogueurs lisent les livres, connaissent les sciences dont il s'agit...
Au résumé, deux grandes séries : l'une méthodique, l'autre alphabétique de sujets à établir dans les livres. Mais, dans les catalogues, possibilité de tout fondre en une série alphabétique, ou d'avoir les deux se servant d'index l'une à l'autre, de séparer des séries précises qui peuvent être immenses : biographie, topographie, monographies (chimiques, zoologiques,etc.).
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Et, dans ces catalogues, dépouillement oblig-é des ouvrages généraux et périodiques. Pour cela il est nécessaire de réduire les renvois aux mentions les plus brèves, la simple cote, le n^ du volume, mais une cote qui veuille dire quelque chose, indique le sujet et l'importance de l'ouvrage. On peut y ajouter le nom d'auteur : cela sert à ceux qui ont déjà lu un livre, pour qu*ils ne le demandent pas une seconde fois.
3®. — Titres et noms d'auteurs.
Voici enfin le grand répertoire mnémotechnique, l'index de tous les autres catalogues.
Mais c'est aussi le catalogue de séries bien spéciales, toute une classe de livres qui étaient presque les seuls autrefois : les livres personnels.
L'autorité d'un auteur ne nous suffit plus comme preuve, mais il 7 a bien des cas où l'on n'en a pas d'autres.
Il est assez singulier que ce soient les mêmes paléographes qui ont le plus fait pour sortir l'histoire des œuvres ce personnelles », l'établir comme science ou comme nomenclature de faits dont les preuves subsistent, — qui, inversement, attachèrent le plus d'importance à la personne de l'auteur en bibliographie. Il semble qu'à partir du moment où la valeur du document ôtait tout intérêt au style et aux idées de celui qui le découvrait, ils voulurent consoler l'auteur de son abdication en forçant les gens à retrouver son nom pour connaître son œuvre !
Lies bibliothécaires français, tous littérateurs ou historiens, ont vu dans le catalogue par nom d'auteurs une sorte de panacée universelle, la a méthode scientifique » absolue, définitive. Ils ont rangé au nom d'auteur ou au titre, même quand il n'y avait ni titre ni auteur. Et leurs efiForts admirables, qui continuent d'ailleurs pour notre admiration, et rien que pour cela, ont retrouvé^ retrouvent chaque jour des opuscules de la plus grande insignifiance, qu'on ne soupçonnait pas être de tel ou tel!
Pourquoi faut-il qu'ils aient perdu dans ce but et qu'ils perdent chaque jour des milliers d'ouvrages qu*il ne vient à l'idée de personne de chercher à un nom d'homme !
Une circulaire: J*ai r honneur de vous informer que... classée à Tai thonneur est bien perdue. On a beau mettre entre parenthèses le sujet, on ne peut pas chercher ce sujet à
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tous les honneurs qu'ont eus tous les gens qui ont enroyé des circulaires.
Est-il très contestable qu'il est commode de trouTer la vie de Duguesclin à Dugiiesclin, Thistoire de la ville de Laonà Laon ? Ëst-il très contestable qu'il j a une foule de paperasses dont personne ne sait l'existence ni Fauteur, mais qui ont de rintérêt pour ceux qui étudient le sujet,..
Cependant les œuvres complètes de Voltaire, en 72 volumes? doivent, j'en conviens, se classera Voltaire. Ce qui prouve bien que les œuvres de Voltaire, en 72 volumes, ne sont pas un opuscule.
Il y a aussi un g'roupe d^œuvres qui est plutôt considérable, car il comprend le théâtre et le roman, et dont l'on se rappelle justement autre chose que Fauteur, autre chose que le sujet: le titre. Sans doute des tables de noms d'auteurs doivent être dressées pour les œuvres de fiction ayant un caractère littéraire, mais le classement au titre est le plus sûr, le plus commode, et pour une grande masse de la production, c'est le seul possible. Je prie ceux qui ne sont pas de cet avis de citer sor l'heure les auteurs — il y en a plusieurs — de^ Crochets da Père Martin^ de Trente Ans ou la Vie d'un Joueur^ et de cent autres pièces célèbres, ainsi que des chansons qu'ils connaissent sûrement de nom, serai tpce l* Amant d'Amanda ou l'historique Père la Victoire/
Certes, c'est en hésitant que j'en dirais autant de la Poésie, mais la poésie dans une bibliothèque, cela comprend surtout des chansons. Ça n'a pas toujours un pocle, cette poésie-là, et Ton peut dire vraiment que les gens assez instruits pour dire un nom d'auteur le sont aussi assez pour chercher dans des catalogues — qui ne manquent pas — les titres de ses œuvres, alors que dire l'inverse serait absolument faux.
Nous avons quelques catalogues de pièces par titres, mais il est souvent impossible de trouver un roman si l'on n'a pas le nom de l'auteur. Le Lorenz n'y supplée qu'imparfaitement.
La fusion des titres et noms d'auteurs en une seule série de catalogue reste une question locale.
£n fait peu de séries se présentent avec des caractères aussi nets que la poésie, les pièces de théâtre, les romans. Ce sont des fonds immenses, les plus demandés dans les bibliothèques générales; presque partout on les sépare, même quand la logique les appelle ions Jiction ou imagination.
Les habitudes littéraires et l'exaltation de l'individu sont •p enracinées pour qu'on supprime d'un coup l'usage de âser tous les livres à la personne qui les écririt. Tout en réservant le classement d'auteurs à une part seulesot, le quart ou le tiers d'une bibliothèque, il faut bien faire ■ renvois aux noms d'auteurs dans les autres sections. Il est it naturel que le catalo^e d'auteurs serve d'index général. lis la classification décimale permet de réduire cet index à simples chi£Pres. En une ligne on peut faire tenir plusieurs mtîons d'ouvrage. Ces chiffres disent quelque chose, ce ne nt pas de simples cotes, permettant seulement de trouver la ochure. Ils disent de quoi elle traite avec quelque préci- »n. £t c'est vraiment tout ce qu'on doit donner à la curiosité liorique.
Fera-t-on des renvois pour tout? Nous croyons qu'il y a des sognes plus utiles; mais pour les gens qui ont le temps... En vérité nous pensons que l'œuvre de réunir toutes les parasses échappées à un individu est un sport amusant, qui eiile notre curiosité, et même notre admiration devant de lis tours de patience. Mais cela ne sert point : en aucun cas le telle besogne ne peut être considérée comme le travail ile qu'un fonctionnaire doit au public ou à l'Etat, et il y a aiment trop à faire dans nos bibliothèques pour continuer s amusettes. C'est cela — et non les catalogues méthodiques qui doit être une œuvre personnelle.
Nous concluons : les auteurs ne sont pas un système unirsely une méthode absolue, scientifique, de classer les livres, est un fonds bien déterminé, où doivent se ranger la plupart s ouvragées autrefois classés dans les fonds (( Belles-Lettres », Polygraphie », « Mélanges », les Œuvres complètes^ — it ce qui a un caractère personnel.
Et voilà pour les livres. Mais pour le catalogue, celui de res et auteurs a un rôle de plus. 11 est une table des 1res catalogues, un index général. Nul ne songe à lui retirer tte grande commodité. Mais il faut s'entendre : ce n'est pas i tout par l'intérêt de rechercher tout ce qu'un bonhomme a rit que nous lui attribuons ce rôle, — ceci est de curiosité et a^rde Thistoire, non la bibliographie. — Mais il y a deux isons : I® un nom d'auteur est une recommandation, une arque, — 2® le rôle principal de cet index est d abréger la cherche de ceux qui connaissent ou ont la un ouvrage. C*est • non pas toujours (il y a des Smith, des Morel, des Albert...
mais souvent — à Tauteur qu'on a chance de trouver une liste moins longue.
Ce rôle d'index , de conseiller rapide exigée des qualités spéciales, et c'est bien pourquoi nous insistons. Il exige une (g^nde brièveté. Sauf pour les Œuvres complètes ou recaeib personnels, qui ne se retrouvent pas dans d'autres catalogues, on ne devrait mettre dans un catalogue d'auteurs que des renvois d'une grande brièveté. C'est ici que triomphe la classification décimale, et si on l'aide des signes supplémentaires que nous conseillons ici, une description de livres se suffira de quelques signes. On en mettrait plusieurs par lignes, et l'on aurait Tépoque, le format, le caractère du livre, son sujet précis, en même temps que l'indication suffisante soit pour le faire venir, soit pour trouver de suite, dans le catalogue d'à côté, sa fiche avec titre complet et dépouillement. On saurait même s'il est rare, prêtable, etc.
C'est parc« que le catalogue d'auteurs donne le plus vite la cote du livre qu'on connaît, qu'on a entrepris des catalogues en quelques centaines de volumes. Nous cherchons un mojen de répondre mieux à ce désir. Nous ne croyons pas l'avoir trouvé exactement, mais nous sommes dans la bonne direction quand nous disons qu'un index fait dans ce but — le catalogue des auteurs — ne devrait jamais avoir plus d un seul volume. . .
4® Classements spéciaux.
Nous arrivons au plus difficile : affiches, circulaires, documents commerciaux, judiciaires, administratifs, tarifs, indicateurs> etc. Il s'agit de former en place des collections, des a recueils factices », dont les titres prendront place dans les catalogues méthodiques de sujets, titres et auteurs.
Il est impossible de donner des systèmes généraux, mais on peut ramener à quatre principaux ceux qui sont employés :
10 Le classement géographique;
2^ Le classement hiérarchique aux autorités, acadénû^* sociétés qui émettent ces publications ;
3^ La chronologie absolue ;
4® Séries alphabétiques spéciales.
Ces classements se superposent. Les affiches électorales s^^ classées au pays, puis à l'assemblée, puis au candidat, p^^ à leur date.
Le nombre reste grand de ces collections pour lesquelles tout travail de catalogue est absurde et bors de proportion ivec rintérêt de cbaque pièce isolée. C'est au public à faire ses recherches lui-même, et l'on ne peut que lui en fournir les moyens.
On peut reprocher aux bibliothèques de ce temps de n'avoir pas eu de moyen terme entre le catalogue régulier et le las sans ordre ni classement. Les forces de temps et d'argent sont limitées. Nul travail ne peut être fait sans qu'un autre soit laissé. La nécessité de choisir se pose constamment. Quand 30 compte la masse d'archives, d'inventaires et vieux papiers soigneusement dépouillés, décrits longuement dans des catalogues imprimés, quelque admiration qu'on ait pour la patience et le zèle de nos archivistes, il faut bien mettre en regard le peu d'effort pour récolter le nouveau^ former des recueils de documents modernes.
Il n'est pas de bibliothèque de campagne où un homme avisé ne puisse, avec tout ce qui se perd, journaux, prospectus, etc., avec ce qui s'obtient pour rien, former des collections fort intéressantes. Il faut former des collections. Il faut que les collections soient classées, non seulement pour y trouver telle pièce demandée, mais pour qu'un homme étudiant tel sujet puisse s'y documenter comme à une exposition permanente. Voyez les portefeuilles d'art décoratif, si ardemment consultés. Je ne sais guère où on en trouverait de tels sur la mécanique, les objets de commerce, la législation, la finance... Et cependant des recueils de modes de tarifs d'instruments aratoires, ou d'armes, ou de produits chimiques, ou des circulaires de sociétés de bienfaisance, ou de banques. . . que sais-je ! serviraient peut-être autant ce l'humanité » que ces catalogues d'incunables, qui coûtent si cher, non seulement à ceux qu'ils intéressent, mais aux autres : à l'Etat.
Il y a d'autres a fonds » dont nous n'avons rien dit : les Estampes, les Manuscrits, les Cartes, la Musique.
La bibliographie décimale les englobe comme des livres, ^ns tenir compte que ces c espèces » recommencent pour leur compte toute la série des classements possibles déjà étudiés. 11 n'y a pas plus de raison pour faire du manuscrit un cas de l'imprimé que de l'imprimé un cas du manuscrit. La machine à écrire, en créant une 3^ espèce, complique encore. . .
Et il y a d*autres espèces : les médailles, les timbres-poste, dont beaucoup de bibliothèques possèdent des ooUections, et les inscriptions, et les moulages, et il n'j pas de raisonde s'arrêter ; tout ce qui se collectionne et se consulte, tout docnment, toute pièce de Musée devrait rentrer dans le Cosmoi décimal.
Les imprimés étant ce qu'il j a de plus vaste, les mêmes méthodes en partie serviront ailleurs. Elles servent pour les manuscrits, avec prédominance du classement en langaes, et l'on suppose que les cartes sont classées la plupart du temps géographiquement. Mais je voudrais dire un mot des estampes, non en elles-mèmes,mais parceque venuesles premières en très grand nombre, plus grand que celui des imprimés, elles ont trouvé plus vite leurs systèmes.
Il y a 3 classements coexistants, qui, en raison de la valeur d'art ou rareté d'une pièce, et en raison inverse de son utilité, se superposent ainsi :