NATIONALE
Mirquoi un lon|^ chapitre et une ^tude précise. — Uo grand exemple.
- Fait-on vraiment un catalogue ^ — De 1 abandon en 1876, sous la irection de M Léopold Delisle^ et pour aller plus vite, des catalogues êthodiques à moitié terminés. — Ce qu'est le catalogue en cours :
table d'un cataloc^ue qui n>st pas terminé.
— De Vimprcttion, — Etait-elle utile? — Raisons données. Daners. — L'impression assure la perpétuité de méthodes surannées. La
ibliothèque avait un catalogue, dout le tiers était imprimé. — Etait-il
lus urgent de recopier les deux autres tiers ou de tout recommencer?
.voir sous le nom de Catalogue de la Bibliothèque Nationale une biblioraphie de la France est une utopie. — Le Catalogue du Bristish. — iomparaison.
— Ce à quoi on travaille, — Format. — Concours de tirage à la icne. — Le vermicelle de la paléographie et le macaroni de lîmprimerie utionale. — Litanies des vaudevillistes et Panthéon des collaborateurs.— A petit jeu des pseudonymes. — Le vrai croyant est gai. . — Comment finir.
Le Catalogue des Danaïdes. — Calcul de son progrès et de ses fuites.—
Comment le boucher, et le terminer honorablement. — Moralité.
Voici un chapitre qui va ôtre bien long... Mais quoil la lodestie nous oblige à reconnaître que nous écrivons les trois uarts du temps pour 1 éternité. Ce n'est pas tous les jours u*on peut écrire pour son temps. Les plus éphémères produc- 00s, les journaux du jour parlent-ils pour autre chose que our l'éternité? Plaintes contre le Temps et l'Administration, antre la Décadence, contre TEsprit du siècle, contre les ouctionnaires, tout cela ne sert qu'à écrire — c'est pour ^'lernité...
Mais voici du précis, des économies à faire ! Vraiment da vaut la peine d'un peu d'insistance. Et nous ferons ici de * littérature, comme notre grand Brieux fait des pièces, dans ^poir de les voir, demain, tout de suite s'il se peut, perdre ^t intérêt. Car c'est un grand honneur pour un écrivain,
c'est sortir de la cohue de toutes les postérités, que de voir ce qu*il a dit compris et appliqué, et son œuvre jetée comme la coque vide d'une noix avalce.
Ce préambule est pour faire trouver plus courte la démoDstration de ceci : la Bibliothèque Nationale de France, première du monde, est empêtrée depuis dix ans dans la confection d'uo catalogue invraisemblable, podr lequel plus de 3oo.ooo francs furent dépensés et plus d'un million reste à dépenser, dont nul n'est sûr de voir le bout, qu'il est question d'abandonner, en désespoir de le continuer tel quel, — mais qu'on pourrait terminer dans un nombre d'années raisonnable, sans crédits en plus, si l'on voulait se résigner à quelques mesures d'une simplicité enfantine, d'une utilité évidente, qui le feraient plus commode» plus complet, plus utile» tout en diminuant sa loagueur et son prix.
Ces mesures sont :
i<> L'abandon de niaiseries dans la description d'œuvres sans importance, qui rendent le catalogue aussi illisible qu'interminable ;
a^ Une disposition typographique plus économique, plus rapide, plus claire ;
3<> Et surtout, l'arrêter à une date : chaque volume qui paraît prétend être actuel, comprendre le plus récent avec le plus ancien. Déjà dix ans d'écart séparent l'A du C, plusieurs volumes seraient nécessaires pour mettre TA au niveau du C Jusqu'à quelle date faut-il chercher dans ce catalogue ? On ne sait pas. Et quand le finira-t-on? On ne peut pas savoir. Oo va... on va. Il faut boucher ce catalogue des Danaldes.
Qu'on réclame surtout, pour en hâter la fia, de l'argent, permettant de publier plus de 4 volumes par an, — > et une imprimerie libre, moins chère et plus vive que rimprimerie Nationale... — nous laisserons ces deux points qui n offrent pas d'intérêt général.
Sans crédits de plus, on peut guérir le catalogue, l'empêcher de devenir chronique...
Et c'est la peine d'en parler. Car, de chronique* il peut devenir contagieux. La Nationale attrapa cela du Brilish qui, luit était plus fort et pouvait supporter. Nous pensons que tous les gens qui veulent cataloguer, que les bibliothécaires de toutes les bibliothèques miséreuses de Fnince auront quelque intérM à lire ce bel exemple, avec tous les détails.
/m Bibliothèque Nationale a donc un catalogue ?
Nous étudierons successivement: i^ ce qu'on veut faire; 1* ce qu'on fait; 3o quand on en peut finir.