CHAPITRE X
JT. De l’état des cædimeux , Qui ne sont plus mejutenant que de vaiñes bouffissnres enfantées par l'orgueil.
I. Quel êtait autrefois leur office, et, au contraire, quel est leun faste à présent. D
1. A ; assistans du pape, ont aujourd'hui c ii arrogantes et des-gestes si in-*
solens ; que 4i quelque artiste voulait dresser un simulacre de l’orgueil , il n'aurait rien de mieux à faire que de montrer aux yeux l'effigie d’un cardinal; et pourtant c’est des plus bas degrés de la cléricatire, que ces supérbes princes de l'Église se sont élevés au faite de la pompe et.de la magnificence. .
Il. Leurs fonctions se bornaient autrefois à enlever les morts et à les enterrer; présentement ils les ont agrandies à tel point, que non-seulement ils regardent comme inférieurs à eux les évêques qu'ils appellent des prestolets, mais qu'ils se croient même au-dessus des archevêques, des primats et des patriarches, et jettent sur eux un œil de dédaia (6). Ils les admettent à leur faire la cour; se laissent presque adorer par eux, et osent affecter
DE L'ÉGLISE. 31 l'égalité avec les rois. Mais laissons-l# cette impudente vanité Quels discours , quel esprit, quelle éloquence pourraient réussir à peindre le gouffre inextricable et toujeurs béant, de leur avarice? Je reconnais, l’ impossibilité d'épuiser une, telle ,matiére , et je vais me borner à l'efflenrer légèrement,
comme si d'un immense monceau de grains, je détachais quelques épis.
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