CHAPITRE XXII
© Y De la vie et des “conversations impudiques des religieuses ; IT. Qui changent les monastères en prostibules de Vénus, et les jepnes voilées en courtisanes publiques.
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I. Poun que nos réflexions, ainsi que nou J'avons promis , einbrassént depuis le plus haut sommet jusqu'à l'étage le plus bas, il reste à parler des religieuses. Mais quelque riclie que soit cette matière , la décence ne nqus permet pas de l'explaiter; à propos de vierges consacrées au Seigneur , il nous faudrait retracer toutes les infamies des lieux de prostitution, toutes les ruses et toute l’effronterie des courtisans . toutes les œuvres exécrables de la fornication et de l'inceste.
IT. Car, Je‘vous prie, que sont aujourd'hui les monastères de femmes, sinon des sanctuaires consacrés. non pas au culte du vrai Dieu, mais à celui de Vénus ; sinon d’impurs réceptacles où une jeunesse effrénée s’abandonne à tous les désordres de la luxure, de telle sorte que c’est maintenant la même chose, de faire prendre le voile à une jeune
DE L'ÉGEISE. 67 fille, ou de l’exposer publiquerment dans un lieu d'abomination.
Tels sont les traits généraux que j'ai recueillis sur notre clergé, tout en omettant une foule de choses dont l'énumération me conduirait trop loin. Dans cette situation , personne ne doit être étonné que l’Église soiten ‘butte à beaucoup d'attaques piquantes , et battue d’une multitude de souffles contraires. Il serait bien plus surprenant que tant de vices et d'impuretés n'attirassent pas
sur elle les censures et les flagellations.
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