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pour les amans, qui conçcurent dès-lors les plus douces espérances; pendant ce temps, les lettres et les messages, circulaient à plaisir. Enfin après cinq ou six de ces petits voyages, Nicolo fit préparer un soir des vivres pour plusieurs jours qu’il voulait passer seul à sa ferme. Lucrezia se hâta d’en informer Gualtiero, en lui donnant rendez-vous pôur le lendemain soir, quelques heures après le départ de son mari. On conçoit avec quelle impatience ce bien heureux moment fut attendu. Nicolo, comme il l'avait projeté, fit partir pour la campagne une charrette avec quelques provisions, sous la conduite d’un de ses serviteurs; et luimême partit seul à cheval un peu tard, pour cheminer plus au frais. Ce n'était qu’une toute petite course; sa maison de campagne n'était guères qu’à deux milles de Gènes. |
Mais à peiné arrivé à moitié chemin, tout en chevauchant au petit trot, il lui vint à la pensée que plusieurs objets achetés récemment pour sa maison d’Albe (c'était ainsi que se nommait la petite ferme) avaient.été oubliés ; et, comme il y atlachait beaucoup d'importance, il retourna sur ses pas pour les aller chercher. Au moment de rentrer dans sa maison, il entendit dans la rue un grand tumulte; et, pressant le trot de son cheval, il vit quatre hommes, l'épée nue, en assaillir un autrequilui parutêtre son propre frère. C'étaitGualtiero que les assassins avaient pris en effet pour le frère de Nicolô; parce qu'il était vêtu tout -à-fait