CHAPITRE VII
I. De la perception frauduleuse du revenu des bénéfices vacans. . | II. Des dimes ét des corvées. .
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I. Ovrees les charges ci-dessus mentionnées, les souverains pontifes attachèrent aux prêtres des églises et aux églises elles-mêmes ,' pour alimenter leur chambre ou plutôt leur Charybde, d'autres servitudes ct redevances. Ils statuèrent qu’à chaque vacance par mort ou par permutation, la première année du revenu du bénéfice, jusqu’à concurrence d’une certaine somme arbitrairement taxée par eux, irait grossir les trésors de leur chambre; et si une année ne suffisait pas à former cette somme, ou si quelque fléau venait à diminuer les récoltes, ils voulurent que trois ou quatre années, s'il le fallait, fussent consumées à les satisfaire.
IT. Parlerai-je des dépouilles des prélats; de ces fameuses dîmes établies dans toutes les églises ; de ces corvées de toute sorte; des exactions, avec contrainte civile, permises aux princes par le pape ct par les évêques contre le clergé ; enfin du
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pourvoir de visiter les églises, interdit jusqu'à parfait paiement aux évêques eux-mêmes et aux archidiacres; plaie, assurément , la plus grande dont l'Église puisse être frappée? Conçoit-on, en effet,
quel dommage fait éprouver aux fidèles la suppression des visites et des réformes pastorales , et par quel odieux scandale on convertit en gains et en émolumens la destruction de la police ecclésiastique? Il serait trop long de rapporter et les charges infinies et les énormes tributs dont les miaistres inférieurs des églises sont miséräblement écrasés.