Voy. ci-dessus, p. 199, note
3. Ces le profesie ^ue nos dist Joakins (526, 17) Que avant ociroit li lions le formis.
Joachim de Flore mourut en 1200 ou 1202, fort âgé. Je dois avouer
3ue je ne suis pas tout à fait sûr qu'il soit ici question de l'auteur e VEvangile éternel^ car je rencontre, dans une nouvelle provençale, la même allusion mise sous un nom un peu différent : Que l'autrer nos ditz Johannitz Que leons (Quel leon?) auds la formitz.
(Bartsch^ Provenz. Lesebuchy p. )$^ w. 7(-6.)
aucun nom d'auteur pour cette partie de la quatrième branche. Mais on peut, je crois^ sans trop de témérité, risquer une conjecture. C'est ici le moment de se souvenir qu'à l'endroit précis où la deuxième branche se joint à la troisième^ on lit dans un grand nombre de mss. ces vers que je cite d'après le ms. fr. 24366 (cf. édit. p. 249) :
Alix, nous dist que* de Bernai fù nés, Et de Paris refu ses seurnoms apelés, Qui chi a les siens vers les autres^ joustés'^ Que li Fuerres de Cadres est ichi afinés.
Que l'on adopte, au troisième vers, la leçon joustis ou la leçon mellés, il n'en est pas moins certain qu'Alexandre de Paris s'est exprimé d'une façon assez générale pour qu'on soit autorisé à chercher sa trace en divers endroits du Roman. Remarquons bien qu'il ne se donne pas comme l'auteur du Fuerre de Cadres, notre seconde branche ; il nous prévient seulement que cette branche prend fin, et en même temps il nous fait savoir qu'il a mêlé ou ajouté ses propres vers à ceux de Lambert. Il est certain — et cela sera expliqué tout à l'heure — qu'il a intercalé beaucoup de vers de sa façon entre le Fuerre de Cadres proprement dit et le point où commence Lambert. Mais rien ne nous oblige de croire que son