Cf. ci-dessus, p
3. Par ex. après la prise de T^. avant la tirade Qumt li rois mut de Tyr bêle conpaigne maint (Mien. 218, 34) où le ms. fr. 2$ 517 met une grande capitale.
Tout d'abord, il est à savoir que le Fuerre de Cadres a formé un poème complet en soi. Deux mss. contiennent cette partie seule du Romand De plus des témoignages très précis font mention du Fuerre de Cadres comme d'une œuvre à part. On lit dans la chronique de Bernart le Trésorier composée vers 12) i : « Entre ces ce deux montaignes a une valée c'on apiele le Val Bacar, in laou li home Alexandre alerent en fuere quant il aseja « Sur. Dont on dist encore el romans del Fuere de c Cadres qu'il estoient aie el Val de Josafas. Mais ce « n'estoit mie li vauS de Josafas, mais li vaus de Bacar, « dont cil qui le romant en fist, pour mix mener se rime, « le noma Val de Josafas, por sa rime faire^. » Dans le roman de Girart de Roussillon, composé par un poète anonyme entre 1 3 30 et 1 3 34, on lit ces vers :
Nous rendrons tel estour, senz faire reculée, Se Franceois ne s'en vont fiiant en recelée, Puis le fchres de gordres ne fut si fiers veû.
Tel est le texte de l'édition de M. Mignard, p. 210. Un autre ms., cité en note, porte lefeivre de Guedres, Il s'agit évidemment du Fuerre de Cadres. Nous possédons, en un ms. du milieu du xiv^ siècle, écrit peutêtre de la main de Boccace, une traduction inachevée
1. Le ms. Bibl. nat. fir. 12567^ qui s'arrête à la prise de Cadres,
{>. 230 de l'édition (vo}r. Romama, XI, 317), et le ms. de la Bodeienne, Hatton 67, qui s'arrête beaucoup plus tôt, mais qui est évidemment inachevé {Romania^ XI. 317-8).
2. Edition p. p. M. de Mas Latrie pour la Société dé l'histoire de France, pp. 62-3. — Le a val de Josafas » est en effet plusieurs fois nommé au début du Fuerrt de Gadres; voy. l'édition pp. 93 V. 22; 94 y. 22; 95 VY. 16, 27, etc.
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du Fuerre de Cadres^. Notons enfin que l^istoire en vers de Guillaume le Maréchal, composée entre 1 221 et 1225, contient deux allusions au roman d'Alexandre, et que dans les deux cas il s'agit du Fuerre de Cadres \ Si le Fuerre de Cadres a été primitivement, comme je pense l'avoir prouvé, un poème existant par soi, il ne peut être l'œuvre d'Alexandre de Paris, qui ne l'eût composé que pour le faire entrer immédiatement, dans le Roman. Cette conjecture est confirmée par les faits. Le Fuerre de Cadres contient (éd. Mich. p. 171, v. 5) ce vers :
Meut fu grande la perde, ce raconte UstaceK
Pour Ustace on trouYQ ailleurs Estace^y Witaces ou Wistace. Sous des formes diverses c'est le nom moderne