DIVERSES
^elon les idées régnantes au moyen âge, lors- [qu'un meurtre a été commis, le meurtrier est [ 'virtuellement en état de guerre avec les parents eralliés du mort, jusqu'à ce que vengeance ait été prise par ceux-ci, ou qu'une transaction ait mis fin à la querelle, à ce que l'ancien droit germanique appelait la /j/îa i. Alexandre était mort empoisonné en trahison : son histoire ne pouvait être considérée comme terminée tant que les traîtres n'auraient pas reçu leur châtiment. Deux poètes d'époques assez différentes, Gui de Cambrai et Jean le Nevelois, se sont mis en peine de combler ce qui, à leurs yeux comme à ceux de leurs contemporains, pouvait passer pour une lacune dans le Roman d'Alexandre tel que nous l'avons vu constitué dans les deux cha-