‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 122 sur 178 · I. Trouvlres brabançons, etc., p · texte numérisé non relu

I. Trouvlres brabançons, etc., p

avoisinanteSy car, après le milieu du xni« siècle» ce n'est guère que dans ces pays que l'on continua à composer des poèmes en forme de chanson de geste. La région et Tépoque où il faut chercher étant ainsi limitées^ je ne pense pas que le comte Henri auquel fait allusion notre Jean puisse être un autre que Henri V, comte de Luxembourg depuis 1288, prodamé roi des Romains en 1 308 et couronné empereur à Rome en i }ia, Tannée qui précéda sa mort ' . La date du poème se placerait donc entre 1288 et i ^08.

Comme Gui de Cambrai, Jean le Nevelois, à qui nous conserverons provisoirement le surnom que lui assigne Fauchet, s'est proposé d'apporter au Roman d'Alexandre un complément nécessaire en écrivant « la a Vengeance Alexandre. » Comme lui aussi, il a pensé que la victime devait être vengée par un homme qui fût du même sang. Mais le personnage qu'il a choisi pour instrument principal du châtiment infligé aux traîtres n'est pas, comme chez Gui de Cambrai, un frère du roi macédonien : il s'est rappelé que d'après le Roman la reine Candace avait eu pour Alexandre certaines complaisances s, et il a supposé que des rapports éphémères du roi et de cette dame était né un fils dont Û a fait le héros de son poème. Il ne parait pas, du reste, qu'il ait connu l'œuvre de son devancier. Ayant entendu lire l'histoire d'Alexandre^ nous dit-il dans son prologue, il

1 . Gilles le Muisit fait de lai un pompeux éloge eh Tun de ses poèmes, le représentant comme le modèle de toute chevalerie. Vcfy. Poésies de Gilles H Moisis, édition Kervyn de Lettenhove (1882), I, 309 et suiv.

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