‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 125 sur 178 · Voy. Romania, XI · texte numérisé non relu

Voy. Romania, XI

3. La citation qui suit est tirée du catalogue de la bibliothèque A. Firmin-Didot, vente de juin 1881, ms. n° 2(. Ce passage a déjà été cité par P. Paris, Mss. françois, V, 48, d'après le même ms. qui alors appartenait à Mopmerqué.

fit le livre de VEscolU de foy et h Trésor Nostre^Dame^ et si fist le serventois :

S'ampurs n'estoit plus poissant que nature

No foy serait legiere à condempner. J

Et plusieurs autres bons {dits ?] qui bien sont à recommander et 4 presier, car ses faits furent bons ; et n'estoit point clers, ne ne savoit lire n'escripre.

Après Brisebarre vint Jean de le Mote qui composa en 1 340 le Parfait du Paon^ poème d'environ 5,900 vers, pour faire suite au Resior. Il était lui aussi du nord de la France, comme le prouve la forme « de /^ Mote ;>, assurée par l'acrostiche qui termine son œuvre >. Ce

.1. Ces deux poèmes se trouvent dans le ms. Bibl. nat. fr. $76, ff. 93 et 1 14. Le premier est daté, dans la rubrique^ de i ^27. Ils ont jt

été connus de l'abbé de La Rue, qui suppose, à ce propos^ que Brisebarre était de Rouen {Essai sur les Bardes, etc., Il, 354), supposition démentie, comme on le voit par le témoigtîage des Règles de la seconde, rhétorique. Un autre poème, cjui -paraît être du même auteur, est indiqué sous le titre de « Plaidoyer de J. Brisebarre » dans le catalogue di^ fonds Barrois, n* 374, à Ashburnham place. Il est incomplet du début.

2. Voici la tirade où Tauteur se nomme en acrostiche. On pourra, par cet échantillon, se former une idée suffisante du style ae l'ouvrage :

Ensi est li Paons parfais pour miex parfaire L'ouvrage de devant qui miex plaist et doit plaire Que. ne fait li darrains qu'en rime ay volu traire, Car il fu fais de sens mieudre et plus secrétaire. Et pour chou qu'il n'est pas de souffissant afaire. Mon non couvertement voel en ces vters atraire. Je commenche mon non, Diex me gart de contraire. £ureuse soit ma vie, es chius ait sen repaire ; //autement y soit mis chis pour qui m'i apaire i4vec la sainte Virge devinne et débonnaire, Nt mauves ne le puist ja en ses las atraire.

Diex l'en voelle eschiver car moût fait a desplaire,

Jean de le Mote eut en son temps une certaine célébrité ^ Il est l'auteur du Regrès de Guillaume comte de Hainaut (Guillaume I^% f 1337), poème maniéré et pédantesque composé en i J39 pour la reine Philippe, femme d'Edouard III >. L'intérêt presque unique de cette fade composition consiste dans les allusions aux romans en vogue que l'auteur y a semées. L'une de ces allusions (w. 3106 et suiv.) se rapporte à l'histoire d'Alexandre et de Porus telle qu'on peut la lire dans les Vœux du Paon.

Le succès de ces derniers rejetons de la légende d'Alexandre allait s'aifaiblissant graduellement. Lescopies

£n joie le fâche iestre tous purs refrequentaire. Lius et tans est q'il pense a Dieu qui les bien maire En pleurs et en souspirs pour s'ame boine faire. * 3fonr le couvenra, c'est chose nécessaire ; Ordenée est la mors pour.lanchier et pour traire, rbus nous convient finner : nus n'en voist au contraire. En Dieu est qui tout fist de nous faire et desfaire. L'an mil .cccxl. volt cest branche faire - ExplichU le Parfait, il est tans d'à fin traire Car biaus canters anoie, che ay oy retraire.

(Bibl.nat.fr. 12565, fol. Z97V.).

L'abbé de- La Rue et ceux qui l'ont suivi donnent à l'auteur le nom de Jean de MoteleCf en faisant compter dans l'acrostiche les trois derniers vers; voy. Essai sur les Bardes, etc., II, 347 ; Graesse, Die grassea Sagenkreise des Mittelalters (1842]), p. 4$o ; Frochéur dans le Messager des sciences historiques d^ Belgique, 1847, p. 412. L'ouvrage de Jean de le Mote commence an k>1. 233 v* du ms. précité;

I. Gilles ré Miiisit (éd. Kervyn de Lettenhove, l, 89) le range au nombre des meilleurs « faiseurs ^> de son temps.

3. Ce çoéme vient d'être publié pour l'Académie royale de Belgique (Li. regret Guillaume comte de Hainaut, poème inédit du XIV* siècle piT Jehan de le Mote, publié, d'après le ms. unique de. Lord Ashbumham, par A. Scheler, 1882, in-8'}. L'éditeur/ M. Sche-, 1er, n'a pas soupçonné que Jean de le Mote fût connu comme l'auteur d'un autre ouvrage que le Regret du comte Guillaume ; voy. sa préface, p. vit.

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du RâM- netd^ beacn^i ■OK ■oHifaranes que ccBes de* Vawx. QoMia ta Parfait dm P»am,'fttfaoaaDm pat d'amc MMWKTit qne cdnaoqndest empinntéela cïl>' tïdn donnte en note. Ces tron pofane » ne K ndacbent, je l'ai dé)i dît, que par tm Gen anez bible 1 llnAatre

ce qa% uot de cnrieoz ipédmeni d'âne lînincare die- T^esqoe trti peu héroïque, mac très raffinée, qtn se développa dans b Flandre et dans le pays wallon an XIV* siècle et qui fonne comme le pndoi^iemem de la Imératore épîqne de la France cemnle.

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