‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 127 sur 178 · I. voy. t. 1, p · texte numérisé non relu

I. voy. t. 1, p

Trogue Pompée ■ . Mais, entre tous ces noms, il en est d'abord deux qui ne sont cités que pour l'effet, à savoir Denis et Mégasthënes, qu'il a pris dans Solin >. César jj

et Moïse (probablement la Genèse] n'ont pas dû lui 1 fl

être d'un grand secours, mais il a fait de nombreux 1 £

emprunts à Isidore de Séville et à Solin pour la description des merveilles de l'Inde. Trogue Pompée, c'est-àdire Justin, Josèphe, Orose, lui ont fourni quelques notions sur des points accessoires. Jérôme n'est point autre que saint JérAme, considéré au moyen Age comme le uaducteur de la fabuleuse cosmo^aphie d'Ethicus }.

i.Vojr.lïpatsagïciréci-dïuns, p.379, nou, et cf., «ni. I, p. 11 V. 49J. Cf. encore ce pasuge que je cite d'aprèt le ma. de Cii bridge, toi. Sa, ei qui se trouve dans 1: ms. de Puis »a fo[. ]i 1

Kar l'estorie en est grant e li fet tout piatr ;

E foe poenl 11 cltrc ben lesmonier

Ki se volent a César e Pompeie acointitr,

E tire Amtotle e Solin versilier,

Otosie e Vsidre e Jetomme le ber

E les autres autors maistre de translater

Ki les faz Alisandre descmtrent premer.

Il y a dans le ms. de paris : Qui se yoit a Troii a Pompeit acoiatitr | El lire Entiche et Solin mener | E lis altrts aactors...

1. t Megasthenes sanc apud Indicos regei aliquantîsper moratus res Indicas scripiit, ut ^dem quam aculis subjeceral, memoriae daret. Dionysius quoque, et ipse a PhiUdelpho lege spectaior mlssus, gratla periclitandjB verïtitlis paria prodidit. » C. [luii Solinî CoHtctanta retum ratmorabiSam, ji, i ; cf. |i, it; éd. Mommsen, pp. lO) « 107.

). II fàitt admettre d-dessus, p. 179, v. J9, U variante du itis. de Parii Jtrome sur Ethike. Fabre, Mélanges d'histoirt littiraire, il, lOf, a bien vu î quel ouvrage se rapporte l'allusion, et a relevé à ce propos la méprise de Legrand d'Aussy, qui, s'étant mis dans l'espiii que le JérSme du romancier devait être l'historien JérAme de Canlie, s'élonnail de voir attribuer à celui-ci un traitf d'éthique ou de morale. Si Legrand avait In avec un peu plus de soin l'ouvrage qu'il a imit de Siire connaître, il aurait trouvé plus d'un pauage

Quant à Aristote, je pense qu'il ne faut pas chercher plus loin que la lettre d'Alexandre à Aristote, qu'il désigne d'ailleurs fort exactement en \in passage ^^ et dont il s'est beaucoup servi. Il a fait plus d'usage encore de Valerius, qu'il n'a pu citer par son nom, parce qu'il n'avait entre les mains que VEpitome, où le nom de Valerius n'a pas été conservé.

Maître Eustache ne s'est pas contenté d'extraire et de paraphraser en mauvais vers de sa façon les auteurs latins, les livres de clergie^ comme on eût dit au moyen âge, dont nous venons de dresser, d'après lui, la liste : il a aussi mis à contribution un ouvrage français dans lequel il a puisé d'autant plus librement qu'il n'a eu d'autre peine que celle de transcrire les morceaux qu'il lui a plu de s'approprier. Cet ouvrage français n'est autre que le Roman en alexandrins, auquel il a emprunté deux branches sur quatre : la deuxième en totalité, et la quatrième presque entière.

La compilation d'Eustache de Kent étant inédite, on ne peut entreprendre ici d'en donner une analyse détaillée, avec indication des sources, comme on a pu

qui l'auraient mis en garde contre une aussi fausse supposition. Ainsi, au fol. 6) c du ms. de Paris, à propos de Gog et de Mago^ : Çoe dist sdnt Joromes e Ethicus // ber; et fol. 66 a : Içoe dist seint Jerom t Ethicus Valosi, C'est après avoir commis un certain nombre de confusions de cette force que notre érudit en est arrivé à conclure c que l'ignorant Thomas, le plagiaire Thomas, n'est pro- « bablement encore, avec ces torts, qu'un charlatan impudent et « maladroit, qui, pour accréditer ses fables et donner quelque vogue « à son ouvrage, s'entourait d'autorités dont il ne connaissait que « les noms » [Noticts et extraits ^ V, 128).

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