‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 134 sur 178 · ci-dessus, pp · texte numérisé non relu

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2. Analyse et extraits dans Weismann, Alexander, il, 40; -82. Les vers 2049 à 2546, contenant le récit de la guerre d'Alexandre contre Darius, ont été imprimés dans les Altenglische Sprachproben de Maetzner et Goldbeck (Berlin, 1867, gr. in-8»), pp. 344-52.

ce que l'éditeur a déjà soupçonné, bien qu'il n^ait connu de l'original français que les quelques vers cités dans lecatalogue La Vallière S I^ notice de Legrand d'Aussy lui étant restée inconnue. Le poète anglais, qui est anonyme et parait avoir vécu au xiii® siècle, n'a pas suivi littéralement le tex^e d'Eustache de Kent : il l'a traduit librement en certains endroits, abrégé la plupart du temps. Parfois il a eu recours à des sources latines. Ainsi, ne trouvant pas le poème français un récit suffisant, à son gré, de la bataille livrée par Alexandre à Darius, il a eu recours à un auteur latin qu'il ne nomme pas, mais dans lequel il ne faut pas hésiter à reconnaître Gautier de Chatillon * :

This batayl destuted (?) is 2200 In the french, wel y-wis ;

Therfore Y hâve, hit to colour, Borowed of the latyn autour, How hent the gentil knyghtis, How they conceyved heom in fyghtis, On Alisaundre half and Darie also.

Pour donner au lecteur une idée de la façon dont le poète anglais a rendu son original, je transcrirai ici un

bat de Hardapilon et de Tolomé (vv. 2217-2240) est imité de celui d*Androphilo et de Clitus (Gautier, III, 3$-47)« — Nygusar kyng of Nynyve (v. 2273) à qui Philotus coupe le bras (v. 2294) est le princeps Ninivita Negusar, qui, d'après Gautier (III, 91) éprouve le même sort. — Oxiatus, le beau-frère de Darius (v. 2347-50) est VOxathres, Dario quo nemo propinquior ortUj de Gautier (I!I, 130), etc.

morceau du début. A gauche du texte sont placés les numéros des vers d'après l'édition de Weber, à droite ceux de l'édition partielle du poème français que contient le précédent volume (pp. 199 et suiv.].

Averil is meory and longith the day ; 1 40 Ladies loven scias and play ;

SwayneS) justes ; knyghtis, turnay ;

Syngith the nyghtyngale, gredeth theo jay ;

The hôte sunne chongeth the clay,

Ar ye well y-scen may K

In this tyme, I undurstonde,

Phelip is in Neptanabus* londe ^^ (96)

And hath y-do to theo sweord,

Tho that n'oide with him acord.

Olimpias, Y finde in boke, (99)

1 50 Theo cité of Macedoyne schoide loke

Kyng Phelippes quene scheo is,

Theo faircst woman lyvyng y-wis.

Neptanabus in the cité was,

Ac herith now a seicouth cas

In this tyme, faire and jolif, (104)

Olimpias, that faire wif

Wolde make a riche fest,

Of knyghtis and ladies honeste,

Of burgeys and of jugoleris, 160 And of men of eche mesteris.

For mon seith, by north and south,

Wimmen buth ever seicouth :

1 . Cette façon d'entrer en matière par une description poétique est fréquente dans le poème anglais. Ici il a pu s'inspirer des vers 100-10) d'Eustache de Kent.

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