‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 150 sur 178 · Cf. ci-dessus p · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus p

). Chap. iiij^iij : « Comment la terre de Defùr fu conquise et € le duc Melcis ochiz par le pourcas de ung chevalier nommez Gra-

de la mort d'Alexandre est une combinaison du poème et de la version de VHistoria. Ce dernier texte a fourni la matière des derniers chapitres où sont contées les dissensions qui éclatèrent, après la mort d'Alexandre, entre ses lieutenants. Vient enfin le résumé de la Vengeance Alexandre de « Jehan Nevelaux ».

En terminant ce chapitre, je mentionnerai une version en prose du Roman d'Alexandre , qui parait avoir été faite au xv* siècle et dont il ne reste plus, à ma connaissance, qu'un manuscrit conservé à la Bibliothèque de Besançon. Ce manuscrit est un livre de grand format et richement orné, duquel malheureusement ont été arrachés quelques feuillets tant au commencement que dans le corps de l'ouvrage. Il appartenait avant la Révolution à l'abbaye de Saint- Vincent de Besançon , et a ité signalé au siècle dernier par Quadrio ^ Cette rédaction en prose est divisée en sept parties, dont chacune renferme un nombre variable de chapitres. La cinquième partie correspond aux Vœux du paon, la septième à la Vengeance de Jean le Nevelois. Le rédacteur a donc eu sous les yeux, comme Wauquelin, un des manuscrits les plus complets, et en même temps

« cien de Thir. p (Fol. 342.) — Chap. iiijxxHij : a Comment le « duc Melds fil ochiz et Dauris mariez et Floridas enmenez. » (Fol. 34 î.) — Cf. ci-dessus p. 19 j.

1 . Délia staria e délia ragione à^ ogni poesia, IV, 479. quadrio constate que le manuscrit commence au siège de Tyr, cPoù il résulte que les premiers feuillets manquaient des lors comme maintenant.

les moins anciens, du roman en alexandrins. Dans l'état actuel du manuscrit, l'ouvrage commence ainsi au Fuerre de Cadres :

Ja allassent Hz tout de nuit comme a fourrageurs

appartient qui voeuilent anemis soiiprehdre tous armez et prestz a bataille, lesquelz tant chevaulcherent que droit a Taube du jour arrivèrent en un lieu appelé le Puich de Gibier I, dont iiz percheurent la proye, et les gardiens d'ycelle, qui n*alloient mie comme simples bregiers, ains comme pasteurs, pour kur quartier deffendre

Je n'ai pas eu occasion de voir ce manuscrit ; c'est à l'obligeance de mon confrère, M. Castan, conservateur de la bibliothèque de Besançon , que je dois le court extrait qui précède, et qui suffit pour marquer le caractère de l'œuvre.

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