Ms. fr. 569, fol. 76 b
2. Episode analysé ci-dessus (p. 149) d'après J. Valerius, qui dans les détails diffère de VHistoria.
3. Je reproduis la leçon du manuscrit avec toutes ses fautes. Voici le texte de VHistoria : « Cum veneris nobiscum pugnam « committere et viceris nos, nullam laudem habebis quia latrun- « culum vincere debes. Quod si ego vicero te, maximam laudem « acquiram pro eo quod magnificentissimum vincam imperato- « rem. » (Bibl. nat., nouv. acq. lat. 174, fol. 10).
4. Cf. ci-dessus, p. 177. Réciproquement, au début du roman de Troie de Benoit de Sainte-More (vv. 791-6), il est fait allusion aux bornes fichées par Hercule, et trouvées par Alexandre.
paganisme^ telle qu'on peut l'attendre d'un écrivain du xive siècle (ff. 104). Le partage de l'empire d'Alexandre donne lieu à un développenient assez original où l'auteur introduit des pays et des personnes dont les noms sont visiblement empruntés à la littérature des chansons de geste :
Et Getrisus si et Prouvence Et trestoute la circonstance Si com la mer le départ Devers Nymes et Pourpaillart; Et Agens si ot la Gascongne Si comme Tescript le tesmongne > ; Et Londres, une terre grant Et trestout quancquez y apent Qui le Grant Bretaigne est clamé, Tint Loys et son frère aisné.
Coulongne, Trieves et Baviers Tint Beaulx, Octons et Berengiers^.
(Fol. 123 d.)
Après quelques pages sur les dissensions des successeurs d'Alexandre, vient un chapitre précédé de cette rubrique : Ensieut la vengance de la mort du grant roy Alixandre (fol. 126 a). Il est rédigé d'après la Vengeance d'Alexandre de Jean le Nivelois ou le Nevelon, dont l'analyse a été donnée ci-dessus au cha-
1. Je doute fort que l'auteur ait rien trouvé de semblable dans aucun texte de VHistoria,
2. Oton et Berengier sont ici associés comme dans Rolant, V. 795-
pitre IX. La fin de l'histoire d'Alexandre est marquée par une rubrique ainsi conçue : Cifinenstore du preux Alixandre le Grant. ExpUcit (fol. 135 c). Tel est cet ouvrage, sans nouveauté quant au fond et médiocre dans la forme.
§ 3. — Histoire ancienne jusqu'à César.
Je désigne ainsi, à défaut d'un titre plus précis, une compilation historique qui s'étend de la création à l'an 700 de Rome environ, et dont les éléments principaux sont fournis par la Bible, Orose, Darès, etc. La plupart des manuscrits qu'on en possède appartiennent au XIV® siècle ou même au xv». Quelques-uns cependant remontent au xiii**, et deux d'entre eux contiennent un prologue en vers, d'où il résulte que l'ouvrage a été composé pour un châtelain de Lille, nommé Rogier, qui mourut en 1230. J'ai traité ailleurs » quelques-unes des questions que soulève cet ouvrage. Présentement je n'ai à m'occuper que de la partie consacrée à l'histoire d'Alexandre.
Cette partie est relativement originale. Le compilateur a fait usage d'Orose, mais il a donné la plus grande place aux fables du Pseudo-Callisthènes qu'il a connues par VEpiîome de Valerius et par la Lettre à Aristote. Il ne s'est point attaché à traduire ces deux ouvrages ni à les analyser rigoureusement : il les a