Le ms. est paginé par pages, non par feuillets
Edit, Zachar, L //, ch.^^fin : Quod si non adsùnt tôt talesye, utique tatioris consilii commoda nobis sunt volutanda.
Corpus, p. 1464 ; Quod si non sunt tôt talesve, utique tutioris consilii commoda nobis sunt querenda. Non tnim si oracionis vtrba satis compta atqiu aliis ornatoria prompserimus hxRC nobis aliquid virium accessurum est, aat erant arma nobis fabricanda de verbis. Licet tnim haut dubic nobis profitendum sit Xerxi viribus longe fuisse minores, consilio tamen atque prudentia extitimus potiores, Nunc autem video ne illud quidem Alexandro déesse quo a nobis Xerxes potuerit superari.
Les lignes soulignées, qui manquent dans tous les mss. de Vepitome consultés par M. Zacher, se retrouvent à peu près, dans le Valerius complet, éd. Mûll^^ p. 58 a.
Edit. Zacher, /. //, ch. 14, fin : Post haec rex, comprehensa manu Alexandri, secum in regiam deducit. — Corpus (p, 148 a) ajoute : Id quoque auspicato sibi fieri Alexander arbitratus est quod, volente rege, in ejus regiam deducebatur. De mime id, Mûller, p. 70 a.
Ch. 15, aprls les mots (p. 47 /. 1 1) furore plenus, Corpus, p, 148 a, ajoute : ratus it dampnum ad contumeiiam fieri, dont Piquivalent se retrouve dans Valerius, id, Mûller, p, 70 a,
Ch. 19, au lieu de ces mots: Verum haec nequaquam latuerunt Alexandrum (p, 50, /. 12), il y a dans Corpus , p. 149 a, comme dans Mûller , p, 76 ^ ; Sed Alexandrum ista nequaquam latuere, doctum ex transfuga Persa quodam. Quare, coacta manu, ad regiones Medicas tendit.
Pour le livre III, les parties de Valerius conservées dans Corpus et omises dans Vepitome sont plus considérables encore,^ comme on en jugera par ce qui suit :
l'epitome de VALERIUS. 2)
Cb. I , manque dans Corpus aussi bien que dans Vepitome.
Ch. 2, Corpus, p. I $oa. Pareillement abrégé dans les deux textes.
Ch. 3, à peu près complet dans Corpus ; très abrégé dans Vepitomes je reviendrai dans un instant sur ce chapitre.
Cb. 4, abrégé dans Corpus, p. 150 6, et de même dans Vepitome, avec cette différence que la fin du chapitre : « Oiiare, dimotis hostibus avectaque preda, ad Osidracontas... » n'est conservée que dans Corpus.
Ch. 5-6. Ces chapitres sont conservés dans Corpus et manquent dans Vepitome.
Ch. 7-16. Ces chapitres ne figurent ici que pour mémoire ; ils sont occupés dans l'édition de Mûller par un texte qui n'est pas de Valerius.
Ch. 17. Ce chapitre contient la lettre à Aristote, qui est remplacée dans Corpus et dans Vepitome par quelques lignes ; voir le § suivant.
Ch. 18-21, Corpus, p. 152. Semblables dans Corpus et dans Vepitome.
Ch. 22, Corpus, p. 153a. Abrégé de même dans les deux textes, mais Corpus a conservé seul un assez long passage de l'original : « Agnoscis ne ait... infrendere dentibus videbatur », que Vepitome réduit à trois lignes.
Ch. 2}, Corpus, p. 153^6. Abrégé de même dans les deux textes.
Ch. 24, manque dans les deux textes.
Ch. 25-6, Corpus, p. i53&-i54fc, reproduction pure de Valerius ; le ch. 25 est réduit dans Vepitome k
ces mots : « Dehinc Amazonas sibi tributarias fedt », et le ch. 26 est omis entièrement.
Ch. 27-8, Corpus, p. 154^-1$ 5 1. Quelques coupures, à la fin du ch. 28 notamment. Deux lignes seulement dans Vepitome.
Ch. 29, manque dans Valerius et par conséquent dans les deux textes dérivés.
La fin (ch. 30, ^i, 35) est identique dans Corpus et dans Vepitome.
Il ne serait pas inadmissible en soi que la leçon de Corpus et Vepitome représentassent deux abrégés de Valerius, faits indépendamment l'un de l'autre ; mais si on examine de près les rapports des trois textes, on reconnaîtra que la leçon de Corpus forme réellement, comme je l'indiquais plus haut, la transition entre Valerius et Vepitome^ que l'auteur de ce dernier texte abrège, non pas directement Valerius, mais la leçon déjà abrégée que nous a conservée le ms. de Corpus. J*ose croire qu'il ne restera sur ce point aucun doute pour quiconque aura pris la peine de comparer les trois rédactions ci-après rapportées d'un même morceau, qui est tiré du I. III, ch. 3. Pour faciliter la comparaison, je mets en italique dans la rédaction de Corpus les passages où la rédaction originale est modifiée ; on verra que ces modifications ont été adoptées dans Vepitome.
{MûlUr^ p. 97 b.) Igitur Persae cœpere sagittis Indos incessere ceteroqui nudos armorum, eminusque confugere, neque minus ces equestribus prœiiis quam vehentissime Macedones fatigare. Cum quibus una cum ipse Alexander periculo non deesset, equus ille Bucephala, quo vehebatur, Pori dextra
l'epitome de valerius. 25
vulneratur et cadit ; îdque Macedonîbus supra omnîa quae possunt in prœlîis mcoininoda videri ingratum fait. Quare, neglecto omni omnino opère bellandi, equum exanimem ipse cauda in partes suas retrahit, metuitque ne spolium illud Indi suum vellent, quod esset Alexandre pudibundum ; atque ita receptîs suis et prœiio dissoluto, viginti ferme dies induciis dantur. Quibus utrinque sepeliendis exurendisque bis qui apud alteros prœiio desiderati fuerant instîtere.
iÇorpus, /y. 1 50 b.) Igitur Perse cepere sagittis Indes incessere, Atacedones quoqae jaculis diversi gencris ncc minus eos preire. Equas tandem Alexandri Bucephala dexUra Pori ictus occabuit^ idque Macedonibus supra omnia que possunt in prœlîis incommoda videri ingratum fuit. Sicqut neglecto omni opère bellandi, AUxander exanimem equum cauda comprehensum in partes retrahit^ metuens ne spolium illud Indi râpèrent^ quod sibi esset pudendum ; atque ita suis receptis et prœiio dissoluto, datur utrimque spatium .xx^*. dierum vel sanandi eos qui vulnerati^ aut sepeliendis exurendisque his qui in prelio desiderati fuerant.
Epitome, III, 3. Cumque Indi elephantis multigenisque bestiis Macedones incursarent ^ , et contra Persae sagittis eos praevenirent, Macedones quoque jaculis diversi generis nec minus eos praeirent, equus tandem Alexandri Bucephalus dextra Pori ictus occubuit, idque Macedonibus, supra omnia quae possunt in prœliis incommoda videri, ingratum fuit. Sicque, neglecto omni opère bellandi, Alexander exanimem equum cauda comprehensum in partes retrahit, metuens ne
I. L'auteur de Vtpitome abrège ainsi, d'une façon peu intelligente, le récit que fait Valerius (et que conserve le ms. de Corpus) du stratagème par leçiuel Alexandre mit en déroute les éléphants de Porus et qui consistait à disposer en ligne, au-<levant de son armée, des statues d'airain qu'on fit chauffer sur place : les éléphants, les prenant pour des hommes vivants, se précipitèrent dessus et se brûlèrent la trompe.
spolium illud Indi râpèrent, quod sibi esset pudibundum. Atque ita sais receptis datur utrinque spatium viginti dierum, vel sanandi equos qui vulnerati, aut sepeliendi eos qui mortoi fuerant.
On peut donc considérer comme établi que Vepitome, avant de parvenir à l'état où nous le possédons dans un si grand nombre de mss., a d'abord passé par un état intermédiaire que représente seul jusqu'à présent le ms. de Corpus.
§ 5. — Lettre d'Alexandre à Aristote.
Les retranchements par lesquels le texte de Valerius est arrivé d'abord à l'état que représente le ms. de Corpus Christi, puis à l'état encore plus réduit de tous les autres mss. connus de VepitomCy n'ont pas simplement pour but le désir d'abréger à tout prix. L'une de ces suppressions, du moins, a une autre cause que nous allons exposer. Dans Valerius, le 17^ chap. du livre III contient une longue lettre d'Alexandre à Aristote sur les merveilles de l'Inde'. Dans le ms. de Corpus et dans Vepitome ce chap. est réduit à ces quelques lignes :
Corpus j p. 152 â : ... ut habeat ipse quoque quod mox transmittat ad ceteros^. Post haec autem, ordinatis rébus,
1. Voy. dans Zacher, Pseudo-^^all, p. 1^6-61, un exposé très détaillé des différences aue cette lettre offre dans les diverses rédactions du Pseudo-Callisthènes, et d'intéressantes recherches sur les faits qui y sont narrés.
2. Ces mots sont la fin du chap. 6 du 1. III dans Valerius (Mûller^ p. loi b).