‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 160 sur 178 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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exécutée au commencement du xv" siècle pour Charles VI par le prév6t de Paris Guillaume de Ti< gnonville. Cette version, qui est intitulée « Les dits moraux des philosophes », a été l'un des livres les plus lus du xv« siècle, et son succès est attesté encore au xvi« siècle par six éditions dont la dernière est de 1532 ».

Ces documents variés et souvent disparates sont mis en œuvre et combinés, sinon de façon à former un ensemble bien harmonieux, du moins avec un certain jugement.

Au ch. XI du livre V, Jean de Courci raconte d'après le Pseudo-Callisthènes — c'est-à-dire d'après VEpitome de Valerius — comment Alexandre naquit des œuvres de Nectanebus. Mais déjà le titre de ce chapitre: « De la conception du roy Alixandre, comme Pen disolt » , indique un esprit sceptique. En effet, au chapitre suivant, l'honnête compilateur nous fait part des doutes très sérieux que le récit traditionnel avait suscités dans son esprit. Ce qui le met en défiance, ce n'est pas du tout Ténormité de l'invention : pour les gens du moyen âge, élevés dans la croyance du surnaturel, aucun prodige n'est par soi invraisemblable. Mais l'opinion qui donne Nectanebus pour père à Alexandre est en contradiction avec la Bible et avec Aristote :

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