I . Voy. BFunet, Manuel, sous Dits moraux
De ung signe qui apparut en la groisse sa mère, et comme
il fut ni xij.
Combien que cy dessus vous aye compté toute Topinion d*aucuns hystoriens, et comme ja pieça en escript le mirent, si n'est pas tele la moye opinion ; et est Tune des causes qui me meut ad ce dire que la sainte Bible tesmoigne le contraire ou premier livre des Machabeux ou il distdeAIixandre et Pheiippe son père, cellui qui premier en Grèce régna... L'autre cause si est par Aristote qui mon opinion tesmoigne véritablement, qui tout vit celle chose advenir, car il fut conseiilier d'iceiiui roy Pheiippe. Repairer nous convient au vray histoire comme le roy Pheiippe revint de sa conqueste pour river temps qui de près le hastoit...
(B. N. fr. 329,(01.287 d).
Après le récit de la mort de Darius, J.de Courcî introduit (1. V, ch. lu) une lettre d'Olympias à Aristote qu'il a extraite à peu près littéralement des Dits moraux des philosophes de Guillaume de Tignonville :
Olympias royne de Macedonne au roy Alexandre son fils, jadis fieble, et ores exaulcié et fort par la voulenté et puissance de Dieu, salut. Très chieret très améfilz, ne te veulles enorgueillir ne trop humilier pour grant estât que Dieu te ait doné, car soies certain que le grant est«ct en quoy tu es ores a petit d'achoison pourroit déchoir... (Fr. 329, f. 32s fl)'.
I. Voir le passage correspondant des Dits moraux, avec l'original latin en regard, dans Knust, Mittheilungen aus dem Eskurial,
J'ai dit tout à l'heure que J. de Courci avait fait usage de la Lettre à Aristote. Cela n'est point douteux, puisque, pour ne citer qu'un fait, il nous montre Porus accompagnant Alexandre à travers le désert. Dans VEpiîomej au contraire, et dans VHistoria, Porus ne survit pas à sa défaite ' . Mais il n'a pas connu les fables du Pseudo-Callisthènes uniquement par VEpitome et la Lettre à Aristote, ces deux textes si ordinairement unis dans les mss. : il me parait certain qu'il a mis aussi à profit VHistoria de praliis. Je ne vois pas qu'il puisse avoir pris ailleurs la description des honneurs rendus à Alexandre lors de son entrée dans Babylone (1. V, ch. lxvii). Le texte correspondant de VHistoria a été imprimé ci-dessus, p. 311-22:
Comme AUxandre fut empoisonné en Babilone a la feste
qu'il fist.
Quant Alixandre fut en Babilone entré, voult il ilecques tenir son siège impérial, et lors fist enquérir se en tout le monde avoit aucunes gens qui ne fussent en son obéissance ; et par les régions envoya messages pour savoir de Testât de