Ibïd.y I, 238; cf. ci-dessus p
4. V. J. Durand, dans les Annales archéologiques de Didron, LV, 141-8; Meissner, dans VArchiv. f. d. Stud. d. neueren Sprachen, LXVIII, 177-90.
personnel, bien que les éloges ne lui aient pas été ménagés à cet égard, c'est surtout et par-dessus tout sa largesse. Alexandre est devenu le type idéal du seigneur féodal, ne cherchant point à amasser pour lui, mais distribuant généreusement à ses hommes les terres et les richesses gagnées avec leur aide^ et s'élcvant, par eux et avec eux, en honneur et en puissance.
Cette conception, qui, malheureusement pour l'humanité, a été généralement acceptée pendant la se* conde moitié du moyen âge, et devint pour beaucoup de princes comme une sorte de règle de conduite, ne se itianifeste pas encore dans le fragment d'Alberic Un peu plus tard elle commence à poindre dans la rédaction en vers décasyllabiques, où on voit Alexandre distribuer généreusement à ses barons tout ce qu'il a pris à Nicolas ^ Mais c'est dans le roman en alexandrins, et spécialement dans les parties où nous croyons reconnaître la main d'Alexandre de Paris, qu'elle fait les plus fréquentes apparitions. L'auteur ne néglige aucune occasion de nous montrer son héros faisant à des jongleurs, à des chevaliers des dons véritablement royaux ^ Et lorsqu'Alexandre a succombé au poison des traîtres, le thème développé à satiété dans les regrets de ses compagnons, c'est que Largesse est vaincue (Mich. 530, 3i), que Largesse pleure, tandis qu'Ava-