I. C'est imité de Justin, XII
de l'ouvrage (X, 30 et 31) manquent. Voici les dernières phrases (p. 135 b) :
Meleager, sero intellecta fraude Perdice... confugit in templum, ac, ne loci quidem religione defensus, occiditur. Sediciosi qaoqut supplicio tradi jubentur. Reversus dtindt Perdicas in urbem cum principibaSy positoque corpore Alexandri in médium, ut maj estas ejus testis esset decretorum, intet eos communi consilio provincias dlvidit, simul ut emulos removeretj et munus imperii beneficii sui faceret.
La partie soulignée est formée de lambeaux de phrases empruntés à Justin, XIII, 4.
Il y a de plus dans le manuscrit du Vatican 1869, au fol. 210, un troisième supplément (coté V par M. Thomas, p. 77) qui est une sorte d'épilogue dont la matière est tirée de Quinte-Curce lui-même, de Julius Valerius et de Solin. Cette nouvelle addition a pu demeurer inconnue au copiste du manuscrit de Corpus; il se peut aussi qu'il Tait omise de propos délibéré, pensant que la fin de l'histoire d'Alexandre était suffisamment exposée dans le texte de Julius Valerius qui fait partie du même manuscrit (voir ci-dessus p. 20 et suiv.).
Revenons au manuscrit de Corpus. Le copiste de ce manuscrit parait avoir eu sous les yeux, après avoir fini sa copie, un ou plusieurs exemplaires de Quinle-Curce où les suppléments qu'on vient de faire connaître ne se trouvaient pas. En revanche ces exemplaires contenaient quelques courts morceaux de Quinte-Curce omis dans la copie de Corpus, les uns par suite de lacunes dans l'original de cette copie, es autres parce que l'introduction des suppléments avait 'fait disparaître quelques lignes de l'auteur. Le copiste du manuscrit de Corpus n'était probablement guère en état de distinguer entre l'œuvre de Quinte-Curce et les remplissages
fabriqués par des compilateurs du moyen âge. Toutefois il a su constater les diiFérences existant entre les textes qu'il comparait, et il les a indiquées en deux feuillets reliés aa commencement du manuscrit, ayant soin de transcrire tes passages qui manquaient dans sa copie. En tète de ces additions, qui sont du Quinte-Curce authentique, il a écrit en encre rouge une note où il indique clairement ce qu'il a voulu {aire. Voici cette note déjà imprimée par M. Coxe pans le catalogue des manuscrits de Corpus :
In hujus libri textu et série plura desunt, quoniam Kbri diyersi fiierunt ad quorum exemplar hic ^ scriptus priusquam correptus est. Et quoniam que desunt suis interserere locis nequivimus, nec in margine glosanin more superscribere voluimus, signatis lods ubi interseri hiberent quicquid delectuum percipere potaimos ante libri iniciuffl prescripsimus. Signa enim sunt littere abecedaru ordinatim posite qootquot fnemnt* necessarie.