Pseudo-Callisth,, p
ALEXANDRE BT Dltl&IMUS. )1
latine au plus tard dans les premières années du R* âècle.
Mais on peut préciser davantage. Le ms. de l'abbaye bénédictine de Miilstadt, en Carinthie, d'après lequel la prétendue correspondance d'Alexandre et de Dindi* mus a été publiée dans l'Alcuin de Froben, contient, à la suite des lettres, ces trois distiques :
Gens bragmana quidem miris quae moribus eztat Hic legitur, lector mente fidem videat.
Hic Pauli et Senecae breviter responsa leguntur, Quâenam notavit nomine quisque suo ;
Qtiae tibi, Magne decus mundi et clarissime Caesar, Albinus misit, munera panra, tuus^.
Les mêmes vers se retrouvent en tète de la première lettre dans le ms. 82 de Corp. Chr. Ox., p. 165 a, avec cette seule variante, nota dédit pour notavit, au v. 4. Albinus c'est Alcuin, mort en 804, et Cduar est Charlemagne. On peut disputer sur la question de savoir si Alcuin est réellement le traducteur de nos lettres; on peut s'en tenir à l'opinion de Froben qui déclarait n'y pas reconnaitre son style {Aie. op. Il, $56) : ce qui n'est pas douteux c'est que la correspondance d'Alexandre et de Dindimus a été envoyée par Alcuin, — avec la non moins apocryphe correspondance de saint Paul et de Senèque, — à Charlemagne. Je laisse à d'autres le soin de rechercher si la traduction appartient au temps et au pays de Boêce et de Cassiodore, ou si c'est une œuvre de l'école d'York.