Voy. ci-après, p
3. Dans la collection grecque-latine de Didot. à la suite d'Arrien (1846).
LE PSEUDO-CALLISTHÈNES. 5
corde généralement avec B, mais offre un texte plus correct. Il a été récemment publié d'après une copie de M. Zacher*. Parmi les autres mss., une dizaine environ sont assez bien connus pour pouvoir être répartis dans les trois classes marquées par les trois mss. de Paris ABC. Ils se rapportent généralement à la classe du ms. By qui peut ainsi être considéré comme la vu/gate du Pseudo-Callisthènes >. Il reste à trouver un texte qui permette de rectifier la leçon si souvent fautive du ms. A.
L'idée que nous pouvons nous former de la rédaction originale du Pseudo-Callisthènes ne repose point, beu* reusement, sur le seul ms. Aj qui lui-même offre une rédaction déjà altérée, sans parler de la corruption du texte. Il existe plusieurs versions très anciennes qui peuvent aider, dans une certaine mesure, à la constitution du texte grec, et sont d'un secours encore plus grand à ceux qui cherchent à rétablir non plus les mots, mais le sens du texte original. Ces versions sont au nombre de trois : celle de Julius Valerius, dont il sera * parlé plus au long dans le prochain chapitre, et qui remonte jusqu'au iv® siècle ; la version arménienne qui est du v® siècle 3, et la version syriaque qui peut bien
1. Pseudo^allistheneSy nach der Leidener Handschrift hgg. von H. Menzel. Leipzig, Teubner, 1871, in-S**. (^Extrait du cinquième volume supplémentaire des Jahrbûcher f, Classische Philologie.)
2. Voir Zacher, Pseudo-Call. p. 14 ss. A la suite du texte de Leyde, M. Menzel a donné des variantes nombreuses tirées de deux mss. grecs d'Oxford, au sujet desquels M. Zacher n'était qu'imparfaitement renseigné.
3. Voy. Zacher, Pseudo-Call. p. 85 ss., notamment p. 100- loi. Ce texte n'ayant pas été traduit, M. Z. en pdrle d'après des corn-
n'être pas moins ancienne K Or, ces trois versions, quelles que soient les différences qui les séparent^ s'accordent entre elles plus qu'avec aucun des textes grecs qui nous sont parvenus, preuve manifeste des modifications éprouvées par ces derniers, et, entre les textes grecs, celui avec lequel elles ont le plus de ressemblance est naturellement le ms. A. Elles remontent donc à un temps où le Pseudo-Callisthènes grec était moins altéré qu'il ne l'est dans le plus ancien des mss. qu'on en possède actuellement. Ainsi, pour ne citer qu'un fait, Valerius et les versions arménienne et syriaque insèrent dans le premier livre, à l'endroit qui correspond au chapitre XVI du grec^ une série de lettres échangées entre Zeuxis, Alexandre, Philippe et Aristote, au sujet des dépenses inconsidérées auxquelles se livrait le jeune Alexandre. Ces lettres, que M. Ch. MûUer, l'éditeur du Pseudo-Câllisthènes, supposait interpolées parce qu'elles ne se trouvaient pas dans les mss. grecs, appartiennent, comme l'ajustement remarqué M. Zacher^, à la rédac-
munications de MM. Neumann et Petermann. Dans sa récente édition du ms. de le3rde, M. Menzel a mis à profit divers passages du texte arménien qui lui ont été traduits par le prof. Gildemeister, de Bonn.