Zacher, p
2. M. Zacher se fonde pour restituer ces lettres à la rédaction primitive sur leur présence dans J. Valerius et dans la version arménienne (p. 92). Il ne paraît pas avoir remarqué qu'elles se trouvent aussi dans la version syriaque sur laquelle nous sommes beaucoup mieux renseignés qu'il le donne à entendre dans la pa^e qu'il lui a consacrée (p. 192). Peut-être n'a-t-il connu que le premier article de Zinguerlé sur cette version {Zeitsch, d, deutschea morgenUendischen GestUschaft^ t. VIII), et c'est seulement dans le second (IX, 780 ss.) que Zinguerlé entre dans la comparaison de cette version syriaque avec le Pseudo-Callisthènes et avec J. Valerius.
LB PSEUDO-CALLISTHÈNES. 7
ti'on originale : elles ont été retranchées du texte grec, et non point ajoutées aux versions de ce texte.
Ces trois versions anciennes sont assurément indépendantes les unes des autres : il 7 a tout lieu de les croire fidèles, et par conséquent les différences qui les séparent doivent correspondre à des variétés d'un texte grec plus ancien que ceux qui nous sont parvenus. Les choses étant ainsi, il serait sans doute téméraire de prétendre restituer la forme originale du Pseudo-Callisthènes, car l'époque où Pouvrage fut composé à Alexandrie est loin d'être exactement déterminée, et il a pu subir des altérations entre le moment de son apparition et celui où J. Valerius, le plus ancien de nos traducteurs, Pa mis en latin, mais il semble qu'en prenant tout ce qui est commun aux trois anciennes versions et au ms. i4, voire même ce qui est fourni par trois seulement de ces quatre anciens éléments^ on pourrait rétablir, ânon pour les mots, du moins pour le sens, l'état du roman d'Alexandre vers le iii« siècle.