‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 38 sur 178 · M. Bartsch, dans la Germania, II · texte numérisé non relu

M. Bartsch, dans la Germania, II

3. Par Jacob Grimm, en 1835 ; elle avait du reste été combattue

i( que Lamprecht est simplement la forme allemande de ce Lambert (Lambert le Tort) et non point le nom du c< poète allemand, lequel aurait gardé l'anonyme, cette (c hypothèse tombe maintenant d'elle-même. En outre, c( il faudra rabattre de l'éloge quelque peu exagéré que « Gervinus fait du poète allemand, car, autant qu'on en « peut juger par le court fragment que nous en possé- « dons, les traits les meilleurs et les plus caractéristiques « se trouvaient déjà dans l'original roman. » Et en effet, ainsi que l'a montré un autre érudit S de la comparaison de Lamprecht avec son original il résulte qu'en somme ce Lamprecht suit fidèlement son modèle ; où l'allemand « fournit aisément une rime pour l'expression romane, « le poète se contente de traduire ; lorsque la rime ne « se présente pas facilement, il développe en quelques a vers, produisant rarement une nouvelle idée. »

Il semblerait, d'après ces faits, que le poème de Lamprecht devrait offrir pour nos recherches un intérêt égal à celui que les Allemands ont trouvé dans le poème d'Alberic. Si l'œuvre germanique est fidèlement traduite, ou^iu moins imitée, de son modèle roman, elle devra être pour nous d'un prix incomparable en nous permettant de reconstituer, au moins pour le fonds, l'œuvre d'Alberic dont le début seul nous est parvenu. Telle est en effet la conclusion à laquelle on parait s'être arrêté jusqu'à présent : nous verrons que malheureusement elle

par Weissmann, dans son édition du poème de Lamprecht, Alexandery Gedicht des zwœlften Jahrhunderts vom Pfaffen Lamprecht, 1850,

t. I, p. XVIII, XIX.

Page 1