Voy. G. Paris, Romattia, I
2. Cet exemple est douteux. Le ms. porte E chd Un Grecia la regio. J'ai supprimé E, scandant Chel Un \ Greci- \'ala\ regiOy d'après les vers 18 et 20 où Grecia et pecunia ont respectivement troiai et quatre syllabes. Mais, laissant de côté pecunia, mot purement latin, il se peut que Grecia ne forme que deux syllabes comme au v. 54 du poème de Boèce. Au v. 18 on pourrait corriger Qui fui [rey^] de Grecia natiz, et scander au v. 3 $ E chel | Un Gre | tia la | regio.
). Ne ad enperadur servir, La quatrième syllabe n'est pas proprement atone : elle a l'accent secondaire : enoéradûr,
4. Notons que cette coupe est condamnée par les Leys d^amors, I, 136.
yô CHAP. V, § 2.
certains de nos plus anciens poèmes, comme dans la Vie de saint Léger, ces rimes dominent exclusivement, que dans d'autres elles sont notablement plus nombreuses que les rimes masculines. Il n'y a pas, à proprement parler, d'assonances dans le fragment d'Alexandre. On y rencontre toutefois un certain nombre de rimes peu exactes ; ainsi à la seconde tirade deux rimes en // sont suivies de quatre en ic, puis de trois en isî et d'une en iz. On remarque ici, comme en d'autres poèmes, la tendance à associer dans Tintérieur de la tirade les rimes tout à fait pareilles. Dans une autre tirade en i, la dixième, plusieurs rimes en /> sont suivies de gentil et genuit. Ces irrégularités n'empêchent pas qu'en somme V Alexandre peut être classé parmi les poèmes rimes.
Quand une finale atone est suivie d'un mot commençant par une voyelle, Pélision a toujours lieu, voy. 13, 41 , 64, 86, 96, 97, 98. Il n'importe que cette finale soit /, comme aux vers 96 et 97, ia comme au v. 86, ou e, comme dans les autres cas. Remarquons que 1'/ de (]ui est élidé aux v. 42 et 59 >, mais il n'en est pas de même de Ve de que : Que altre, $7 et 75, et de ne : ne ad 43, 78. Il n'y a dans tout cela rien qui ne soit usuel dans nos anciens textes français du nord ou du midi. Mais deux vers forment une exception à la règle qui peut se déduire des faits ci-dessus rassemblés : les vers 16 (Ne tant duc nobli occisist) et 21 [Rey furent sapi et prudent). Le hiatus formé par 1'/ dans nobli et sapi est difficilement admissible. Pour nobli une correction assez plausible peut