Ounagecité, p
prary etc., seraient en français toutes en er sans mouillure. La question est de savoir jusqu^où s'étend vers le midi la différence que le français fait entre la finale latine are précédée d'un son palatal ou mouillé^ et cette même finale non précédée de ce son. Nous savons par les recherches de M. Ascoli que cette différence s'étend jusqu'au département de l'Isère inclusivement ^ Dans l'Isère le latin at's conserve invariablement son a comme nous venons de le voir, mais are devient ier (actuellement ii\ dès qu'au devant se trouve le son palatal ou mouillé. Ainsi à côté des infinitifs imitUy habita, passa f on a à Grenoble couchier (collocare), cbauchier (calcare), s^approchié, etc. Il faut aller jusqu'au sud du département pour rencontrer l'a dans les deux cas >. Il est donc peu probable que la langue de notre fragment appartienne à une région située au nord du 45® degré. La rime en eyr répond au latin arium dans primeyr^ cavalleyr, etc., à ërium dans magesleyr^ empeyr. Il n'y a rien ici à remarquer sinon l'emploi d';' pour /, ce qui est rare à cette époque. D'ailleurs la forme eir n'offre pas un caractère dialectal bien précis,étant celle qu'offrent généralement les documents les plus anciens de la langue d'oc, abstraction faite toutefois de ceux qui appartiennent à la région des Pyrénées, où, dès les premiers textes, la forme préférée est er K