Pour vousist ; dans ce texte Vs suivie de t tombe
2. Ces formes paraissent fréquemment dans Girart de RoussîUon aux rimes en is, et sont généralement refaites en ts par le ms. de Paris, en dépit de la rime. Ainsi retengis^ mss. d'Oxford et de Londres, tengues, ms. de Paris, v. 3712; tramesis, Oxf. (manque dans le ms. de Londres), ms. de Paris trameses, v. 37(3) ^^c. Toutefois le même poème admet aussi ces formes ou d'autres analogues dans les rimes en es,
3. La notation en our est, dans les plus anciens textes, la plus rare des trois. Cependant on la trouve dans Sainte Eulalie (bellezour)^ Etienne de Fougères, coupl. 68.
notre texte. En provençal le / serait remplacé par la semi-voyelle /. Je trouve pare, et les analogues mare^ creare (creator) dans Marguerite d'Oingt, pp. 46, 47, 54, et dans l'Isère >.
M. Ascoli^ a déjà signalé dans notre texte la différence du traitement de Va posttonique selon qu'il est ou n'est pas précédé d'un son mouillé. Dans le premier cas Va passe à Ve ou disparait entièrement, dans le second cas il reste intact. Ainsi, d'une part, sie 8, baîalle 1 3, ensignes 47, dies 56, dey ne 79, teyne 81, lanci ^ô^fayllenti 97 (po\xrfayllenci)i ; et d'autre part parabla 10, terra 1 5, 5 3, 104, tota 22, donna 44, forma 54, toca, micha 58, coma 61^ figura 64, lettra 90, espaa 9$, corda 100, rotta, leyra loi, totas 83.
Il y a de part et d'autres quelques exceptions ; ainsi Grecia 18, 35, pecunia 20, sapientia 86, qui devraient avoir perdu leur a, mais que M. Ascoli considère avec raison comme des formes savantes ne tirant pas ici à conséquence. En revanche emfes 55, 57, 7 5 , présente 77, encuntre 93, devraient être emfas, présenta, encuntra. Dans ces trois cas Va est précédé d'un groupe de consonnes dont la première est n ; peut-être est-ce la cause de l'anomalie apparente qu'offrent ces trois mots. Cher-
1 . Actuellement on a pare^ au moins jusque dans POisans, voy. ChampolUon-Figeac, Patois de l'Isère, p. 116; dans le Trièves, paire, même ouvr. p. 120. Je trouve /rare, pare dans le testament de Guigue Alamant, seigneur d'Uriage, cité plus haut.