Le premier feuillet double du deuxième cahier
4. Il y a à la fin du vol. une mention de propriété, peut-être d'origine italienne, que je ne puis déchiffrer complètement : Iste liber est [Vonomi (?) de Polor.., de Leiaco.
permettre cette supposition ; comp. t. I, p. 43-4, et 58-60 avec p. 254-6 et 270.
Le ms. de l'Arsenal présente au moins trois lacunes. L'une qui a déjà été constatée, t. I, p. 74^ est causée par la perte d'un feuillet entre les feuillets actuellement numérotés 74 et 75. Deux autres lacunes se trouvent vers le commencement du poème, entre les feuillets 16 et 17, et entre les feuillets 19 et 20. Cette dernière lacune n'est pas considérable. Le troisième cahier du ms., au lieu de comprendre comme les autres huit feuillets simples, n'en avait, parait-il, que quatre, réduits maintenant à trois qui sont numérotés 17, 18 et 19. La suture étant entre les feuillets 18 et 19, il est clair qu'il manque un feuillet après le 19% et en effet, la comparaison avec le ms. de Venise permet de constater à cet endroit l'absence de vingt-cinq vers environ, formant la fin d'une tirade K Mais avant ce cahier incomplet, entre les feuillets 16 et 17, s'étend une lacune bien autrement importante. La comparaison avec le tns. de Venise fait supposer qu'il manque à cet endroit environ 2,800 vers. Toutefois, il est impossible d'établir à cet égard un calcul bien exacte parce qu'en cet endroit le copiste du ms. de l'Arsenal parait avoir commis diverses erreurs. Il copie deux fois, à quelques pages d'intervalle, une même tirade (voy. t. I, p. 60 et 65], et avait apparemment commis une autre erreur
1.25 vers ne suffiraient pas à remplir un feuillet, mais on peut supposer que le copiste aura laissé un blanc, pour commencer la tirade suivante en belle page. Le fol. 20 commence en effet par une grande initiale ornée. Cette lacune est indiquée t. I, p. 65, mais d'une façon trop peu explicite.
RÉDACTION DÉCASYLLABIQUE. I05
au fol. 17, puisque tout le haut du recto est gratté. Ces hésitations font que Pendrait précis où les deux mss. se rejoignent n'apparaît pas d'une manière très nette, et qu'il ne serait pas impossible que vers cet endroit, le ms. de l'Arsenal, lorsqu'il ^tait complet^ eût présenté une leçon quelque peu différente de celle que renferme le ms. vénitien.
Nous savons, ai-je dit plus haut, qu'il existait à la fin du xv!** siècle de la même rédaction d'Alexandre un ms. actuellement perdu. Ce ms. était entre les mains de Fauchet, qui en parle ainsi dans son Recueil de l'Origine de la langue et poésie française (1. I, ch. viii) » :
Un Simon, autheur d'un Roraan d'Alexandre, composé en poitevin ou limosin, commençant
Chançon voil dire per ryme et per leoin Del fil Filipe lo roy de Macedom.
Et plus haut * (I, ch. iv), on lit ;
Au roman d'Alexandre composé par le clerc Simon, en
racontant les peuples divers qui sortirent de Babylone, après
la confusion advenue en bastissant la tour, il dit :
Li enfant se départent, li piere en fu dolans, Et li autre devient Mesopotamiens, Li autre fu Torquois, li autre Elimitans
Et puis quelques vers après :
Li autre fu Romains et li autre Toscans
Et encores depuis :
L'autre fu Espeingnos et l'autre fu Normans, Li autre Erupiei et parla bien romans, Li autre tu François et li autre Normans.
1. Les œuvres de feu M. Claude Fauchet, Paris, MDCX, fol. $52.