‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 60 sur 178 · Ou porque: le ms. de l'Arsenal a un p barré · texte numérisé non relu

Ou porque: le ms. de l'Arsenal a un p barré

ses deux imitateurs. Après le passage cité ci-<les$us, le versificateur allemand raconte ainsi quMl suit (vv. 446- 451) la victoire d'Alexandre sur Nicolas :

Il y avait un roi appelé Nicolas. Alexandre envahit sa terre et vint à Césarée la grande ville. Le puissant roi (Nicolas) fiit dépossédé. Alexandre le vainquit et emporta sa couronne.

Dans le poème décasyllabique, le récit de la lutte d'Alexandre et de Nicolas se poursuit du v. 446 (ms. de PArsenal) jusqu'au v. 785 où cessent les vers de dix syllabes. On conçoit que la comparaison de deux rédactions d'une étendue aussi inégale peut difficilement conduire à des résultats bien précis. Il est certain que Lamprecht a beaucoup réduit sa matière, ou que Fauteur de la rédaction en décasyllabes a beaucoup développé la sienne. Ces deux hypothèses peuvent même être admises concurremment : elles ne s'excluent nullement. Mais les deux poètes ont-ils eu la même matière sous les yeux? Je crois pouvoir répondre affirmativement. Les deux récits contiennent un trait commun que deux poètes ne peuvent guère avoir inventé isolément : c'est ridée d'avoir fait de Nicolas un roi de Césaire*. Il n'y a rien de pareil dans les versions latines. Chez Valerius, Nicolas est qualifié de « Rex Acemanum » ou « Acernarum>; » chez Léon, il est roi de Péloponèse. Il faut donc, pour expliquer le Cesaire commun au poème aile-

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