‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 67 sur 178 · Mich. p · texte numérisé non relu

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2. Ces chapitres sont conservés dans VEpitome. Il y a peut-être attssi dans le récit du Roman un souvenir de Justin, XI, 2, 3.

)• Mich. p. 49 ss.

chai Jonas. Une lutte s'engage entre les siens et les compatriotes de la dame, « ceux de Pincernie ». Philippe même y prend part et va percer son fils d'un couteau, quand un faux pas le fait tomber au pouvoir d'Alexandre, qui le calme et finit par le décider à renvoyer la dame.

Le second mariage de Philippe, le faux pas qu'il fait en voulant frapper son fils sont déjà dans Valerius {Epiu I, 20-22), mais combien le bouillant héros du poème français diffère du jeune homme calme et subtil à qui le Pseudo-Callisthènes fait dire : ce Mon père, lors- « que je remarierai ma mère, je vous inviterai aussi aux « noces »! De l'origine de cette Cléopâtre, il n'est nullement question dans le Pseudo-Callisthènes, et la P//icernie est dans le Roman un souvenir des Pincinati ou PincenateSy peuple de la Thrace dont les récits de la première croisade avaient porté le nom en Occident *. Remarquons ici, comme plus haut (p. 1 32) à l'occasion de Lamprecht, que le nom de Cléopâtre indique un emprunt fait à Valerius, car dans la version Léon cette même femme est nommée Galliopatra '.

§ 4. Guerre contre Darius. Prise de la Roche. Alexandre et le médecin Philippe. Le tertre aventureux. Prise de Tarse (Mich. pp. 52-74). — L'auteur du Roman, sans tenir compte d'un certain nombre de conquêtes dont le

1. Les IlaiTCivàxoi d'Anne Comnène, les Pinceneis de Rolant, V. ) 24] ; cf. G. Paris. Romania^ II, ^32-3.

2. Ms. 2477 fol. 32, Caliopatra dans le ms. lat. nouv. acq. 174, fol. ) V.

récit ou plutôt l'énumération occupe dans le Pseudo- Callisthènes plusieurs chapitres, aborde la guerre contre Darius. Il la motive assez naturellement en faisant de Darius un parent de Nicolas * : de la sorte la guerre contre ce dernier engendre l'expédition de Perse. Dans le texte décasyllabique Nicolas est seulement l'allié de Darius'.

Ici il 7 a dans le Pseudo-Callisthènes (Val. I^ 36) un trait de subtilité que le roman a conservé. Darius affecte de traiter Alexandre comme un enfant : il lui envoie des rênes, une balle à jouer, une bourse pleine d'or; les rênes pour le tenir serré, la balle pour jouer, et l'or comme preuve de la richesse de son adversaire. Tout cela est dans le Roman (Mich. p. 52) i, qui ajoute à ces dons celui d'une verge i< pour son cors castoier ». — Alexandre répond à Darius sur le même ton (Val. 1, 38) en interprétant ces dons à son avantage : la balle par sa [rondeur signifie le monde et lui en présage l'empire, etc. Même explication, ou à peu près, dans le Roman 4.

Notons en passant que les présents sont un peu différents dans Léon, et que notamment on n'y voit pas figurer le frein mentionné par le Roman d'après Valerius.

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