‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 68 sur 178 · Arsenal, y · texte numérisé non relu

Arsenal, y

3. Sauf ce détail insignifiant que habena est devenu un frein.

4. Mich. p. 59, vv. 2-10. Dans le Roman tout cet épisode est assez confus parce que l'explication des dons faits par Darius et l'arrivée au camp des messagers qui en sont chargés sont séparées

rr une longue description de la tente d'Alexandre (Mich. p. n> ^7 p. 56, 29). Il y a aussi, pp. 57-8^ des tirades qui s'accordent mal et semblent provenir de rédactions différentes.

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Alexandre marche aussitôt contre Darius. A ce moment Philippe vit encore dans le Roman (Mich. p. 60, w. 4, II), l'épisode du Pseudo-Caliisthènes (Val. I, 24) où il trouve la mort ayant été omis dans le poème français.

Chemin faisant, Alexandre aperçoit une « roche » qui d'un côté était défendue par la mer et de l'autre par un fleuve, et à laquelle on ne peut avoir accès que par une voie étroite où cent hommes arrêteraient une armée (Mich. p. 60-1). Sommé de prêter hommage à Alexandre, le duc qui était seigneur de cette roche répond par des paroles dédaigneuses. Bientôt la place est enlevée d'assaut et le duc pendu (Mich. p. 66]. Cet épisode doit avoir été imaginé par l'auteur de cette partie du Roman, car il ne se trouve pas dans le Pseudo- Callisthènes. Le nom de « la Roche » semble avoir été suggéré par quelque souvenir des croisades *.

C'est après la prise de la Roche que prend place dans le Roman le fameux bain d'Alexandre dans le Cydnus^.

1. On trouve dans les chroniques françaises des croisades deux lieux appelés ainsi : l'un est la Roche-Guillaume «c en la terre d'Antioche ), place dont la position n'est pas exactement déterminée, voy. la chronique d'Emoul, éd. de Mas Latrie, p. 255, et Histor. occid. des crois. II, 122, note f. ; l'autre, simplement « La Roche », étant mentionné (Hist. occid. II, 72, var.) avec Zibel et Saône (Sahioun), devait être situé sur la rive gauche de POrontes dans le voisinage de Laodicée. — Dans le récit même de l'assaut, tel qu'on le trouve dans le Roman, il y a un trait qui rappelle par un autre côté les croisades. Alexandre promet dix marcs à qui montera le premier sur la Roche, neuf au second, huit au troisième et ainsi de suite en diminuant jusqu'au dixième. Une convention semblable eut lieu lors du siège de Constantinople (avril 120^]; voy. la chronique d'Ernoul, éd. de Mas Latrie, p. 372.

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