‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 74 sur 178 · I. PaiU, dans une tirade en aire p. 248, v · texte numérisé non relu

I. PaiU, dans une tirade en aire p. 248, v

l6o CHAP. VII, § 7.

reine des Perses. Darius, apprenant les pertes qu'il vient de feire^ attribue la mort de sa femme aux violences d'Alexandre, mais il est bientôt détrompé par un prisonnier perse échappé de l'armée grecque, et manifeste hautement son admiration pour la générosité de son vainqueur. Ces divers faits, dont il n'y a pas trace dans Valerius, sont groupés ensemble dans le Roman où ils n'occupent guère qu'une page (Mich. pp. 246-7) ; ils se trouvent, avec quelques différences dans les détails^ en divecs endroits de Quinte-Curcei, mais c'est incontestablement de cet auteur qu'ils ont été tirés, puisqu'il n'y a rien de pareil dans le Pseudo-Callisthènes.

Alexandre s'empare sans beaucoup de peine de la cité de Sis, qui était située « sur l'aighe de Gangis », et la donne à la mère de Darius (Mich. p. 247-8). Le point de départ de ce récit doit probablement être cherché dans ce que Quinte-Curce rapporte de Suse où Alexandre laissa la mère et les enfants de Darius (V, 11, 17). L'auteur du Roman aura substitué Sis à Suse par un souvenir, peut-être inconscient, de la ville de Sis qui était au moyen âge la capitale de la Cilicie, appelée aussi Petite-Arménie*.

A cet endroit quelques vers seulement nous séparent d'un point où le récit s'interrompt un instant pour reprendre ensuite une autre allure et dans une autre bouche. Ces quelques vers, destinés à préparer la transition entre les deux parties, contiennent des idées, si-

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