Voy. Dulaurier, Documents arminiens y l, 112, n. i
ANALYSE ET SOURCES DU ROMAN. l6l
non incohérentes, du moins assez mal assemblées. Nous voyons d'abord Alexandre se remettre, après la prise de Sis, à la poursuite de Darius. Chemin faisant il exprime cette idée que le monde est trop petit pour un homme de bien > . Il fait tendre son pavillon sur les bords du Gange, placé, comme on voit^ assez loin de son cours habituel, et se rend à la châsse avec quelques compagnons, entre lesquels son maître Aristote. A cet endroit nous rencontrons trois vers dans lesquels Pauteur, Alexandre dit de Paris, quoique né à Bernai, nous apprend que le fuerre de Cadres est achevé (Mich. p. 249, vv. 19-21).
Nous reviendrons sur ces vers dans le chapitre suivant : nous chercherons à déterminer, dans la mesure du possible, la part qu'Alexandre de Paris a prise à la composition du Roman : actuellement nous n'avons qu'à constater le point où est indiquée la suture et à poursuivre notre analyse.
§ 8. Le poème recommence. Meurtre de Darius. Alexandre assiste à ses derniers moments et tire vengeance de sa mort. Traversée du désert. Descente d'Alexandre au fond de la mer (Mich. pp. 249-266). — Immédiatement après le vers où se nomme Alexandre de Paris vient une tirade qui a tout l'air d'un début :
Or entendes signor, que ceste estore dist :
I . Dex a fait peu de terre a ./. proudome osés (Mich. p. 249, v. 9). Alexandre avait déjà dit (Mich. p. i), v. 15-6) Dex a fait peu de tiere, si corn lai est avis, \ Qaar se H en estoit sires et poestis, \ Toute Paraît donie dtsi a .xv/His,