Cf. ci-dessus^ p. 146, note
4. Nom emprunté à la Bible, ROIS, IV, xxxv. Ce personnage était entré dans la littérature en langue vulgaire; voy. Romania VI,
190 GHAP. VII, § 2 1 .
l'amiral, propose de son côté un duel à Tolomé. Alexandre refuse naturellement les propositions de l'amiral et met le siège devant Babylone (Mich. p. 397). Puis il va à la chasse. Les Babyloniens profitent de son absence pour attaquer les Macédoniens. Ils sont repoussés, et Radoan^ le frère de l'amiral, est fait prisonnier (M. p. 40 3) . Le lendemain Alexandre fait exécuter un fourrage. Les gens de pied sont protégés par une forte escorte de cavalerie qui ne tarde pas à être attaquée par des forces supérieures. Cet épisode donne lieu à un récit un peu long, et qui ne le cède en absurdité à aucun des nombreux récits de bataille que nous offrent les chansons de geste. Tolomé veut envoyer Pun des siens demander du secours à Alexandre, mais personne ne veut être le messager. C'est une répétition du fourrage de Cadres analysé plus haut, § 6. Enfin, celui des Grecs qui reste le dernier en état de chevaucher^ tous ses compagnons étant tués ou blessés, bat en retraite, et bientôt ramène Alexandre qui repousse vigoureusement l'amiral et le force à se réfugier dans sa ville. Puis il revient sur le champ de bataille et il fait soigner les blessés, au nombre desquels se trouve Tolomé à qui il donne l'Egypte (Mich. p. 412). C'est là (M. p. 413) que se trouve le passage souvent cité depuis Loisel^, où « Elinant » chante devant Alexandre
7. Toutefois, il peut ici venir de VHistoria de praiiis; voir la fin du g.
1 . Encore un souvenir des croisades. Rodouân est le nom d'un prince d'Alep (109J-1113), dont il est souvent question dans l'histoire des premiers établissements des croisés en Orient.